‹ L'industrieChapitre 33 sur 74 · EXPOSITION DE 1834. — LUTHERIE, PIANOS · texte numérisé non relu

EXPOSITION DE 1834. — LUTHERIE, PIANOS

qu’il recherche par-dessus tout, c’est la bonne qualité, c’est la solidité unie à Pélégance. Ainsi les beaux meubles bien confectionnés auraient un avantage assuré de débit, prime juste autant que nécessaire pour les ouvriers habiles, et qui les ferait plus rechercher et mieux payer par les fabricans.

Cette tentative d'association , dont la pensée première paraît appartenir à M. Quest, fabricant de pain de fécule de pomme de terre, et qu’auime un ardent désir de diminuer les maux qui résultent du morcellement du travail, cette association, dis-je, n’a pu se fonder encore. Elle a rencontré ce qui ne manque jamais aux plus utiles essais d'amélioration du sort des masses, une incurie extrême, une grande défiance entre les fabricans qu’il s'agirait d’associer, et une telle médiocrité de moyens financiers que beaucoup d’entre eux, qui ne peuvent continuer à travailler qu'en vendant immédiatement leurs produits, n’ont pu s’engager à fournir leur part de meubles à la société, et à en attendre la vente. Une telle cause d’insuccès de l'association est la meilleure preuve de sa nécessité, et l’on ne peut douter qu'il n’en résulte un redoublement d'efforts pour arriver à létablir, de la part de ceux qui l’ont conçue, ou qui en sentent la valeur et la moralité.

Nous avons dit que le nombre total des fabricans ou ouvriers occupés à la fabrication des meubles était, à Paris, de 4000; leur maind'œuvre est généralement comptée pour deux cinquièmes dans le prix total d’un meuble. La Journée de l’ébéniste s’évaluant en moyenne à 4 fr., c’est donc une somme totale pour la maind’œùvre et par an de 4,800,000 fr., et de douze millions pour la production totale de lébénisterie parisienne, Sur cette quantité, on évalue les exportations à un million.

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