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EXPOSITION DE 1834=MÉTAUX ET MACHINES. Î

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mer et Clouet de Pont-Audemer , et ceux aussi | canons forgés à la main. Les officiers d’artil-

de MM. Nys et Longagne, étaient de qualités supérieures,

Les maroquins de Choisy de M. Fauler fils, et ceux de M. Matler de Paris, ont fixé à juste titre l'attention générale; ces fabriques paraissent être à la tête de l’industrie européenne dans ce genre de produits. Les rouges de Choisy sont surtout de la plus grande beauté. Les directeurs actuels de ces établissemens sont fils de deux hommes, Allemands tous deux , auxquels la France doit importation et le perfectionnement de lart important de la maroquimérie, Nous avons vu (page 19) M. Fauler père honoré de la médaille d’or à l’exposition de 1801; M. Matler père obtint la même distinction en 1819,

Armes. — Le grand centre de la fabrication des armes à feu en France est, comme on sait, Saint-Etienne; il y a là une grande manufacture royale, et quelques fabriques particulières travaillant pour le compte du gouvernement.

L'Etat a encore d’autres manufactures , notamment à Châtelleraut. À Molsheim MM. Coulaux et C* fabriquent des armes à feu, et à Klingenthal, des armes blanches pour le gouvernement.

Le prétexte de l'intérêt publie a fait conserver cette industrie dans les mains ou sous la surveillance directe du gouvernement. Aussi sommes-nous très-inférieurs dans cette fabrication à l'Angleterre où elle est libre. Le bas prix auquel les Anglais peuvent confectionner leurs armes à feu ne tient pas seulement au bon marché de leur matière première, mais aussi aux perfectionnemens de leurs procédés, perfectionnemens dus sans doute à l'entière liberté dont y jouit cette industrie.

Un grand progrès toutefois vient d’être accompli à Saint-Etienne : on a trouvé le moyen de faire les canons de fusil au laminoir, au lieu du marteau employé jusqu'ici. Ce procédé est tellement rapide, que deux paires de laminoirs travaillant ensemble peuvent produire plus de six cents canons en vingt-quatre heures. Chaque canon brut revient à 4 francs. Le travail en est d’une parfaite régularité, et ne laisse rien à désirer sous le rapport dela solidité. Le fer sous l’action des laminoirs est soudé presque instantanément, soumis à une force de compression bien supérieure à celle que peuvent déployer des ouvriers agissant avec un marteau. Aussi le déchet des canons à l'épreuve n’est plus que de 3 pour 100; il est de 8 et 10 pour 100 dans les

lerie, envoyés pour examiner ce procédé et en suivre les épreuves , ont été unanimes pour en proposer l'emploi dans les armes de guerre,

Saint-Etienne fournit à Paris la presque tota-. lité des fusils de Paris, dont les armuriers ne font, pour la plupart du temps, que changer les batteries. Paris compte un grand nombre d’habiles armuriers, notamment MM. Perin -Lepage, Prélat, Henri Lepage, Pottet et Renette.

L’attention publique à été depuis quelque temps assez fortement excitée par un concours ouvert entre deux fusils de nouvelle invention, qui ont chacun leurs chauds partisans , leurs adversaires non moins vifs, et entre lesquels des hommes calmes et impartiaux sont embarrassés de prononcer. Ce sont les fusils Robert: et Lefaucheux.

Ces fusils nous ont paru, aprèsun examen at-, tentif, des armes remarquables; comme fusils de chasse, l’un et lautre peuvent également remplir toutes les conditions de la charge et du tir ordinaire ; mais comme arme de guerre, le système Robert nous semble avoir mieux résolu les conditions du problème. Telle est notre opinion; nous n’ignorons pas qu’elle est fort contestée.

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