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LA REVANCHE DES NIHILISTES

Eh bien, il paraît que la confiscation, les travaux forcés, le knout, la Sibérie et la potence étaient insuffisants. Il fallait trouver autre chose pour arrêter le bras et faire faiblir le cœur des nihilistes.

On n'a rien trouvé et le czar est mort.

Nos amis les révolutionnaires russes, aux déceptions desquels nous avons si souvent assisté à Genève, qui nous conSaient leurs plans, leurs projets et leurs espérances, sont aujourd'hui paî/^5 de toutes leurs souffrances et récompensés de leur incroyable persévérance.

Les pendus des derniers jours doivent tressaillir dans la tombe où le pendeur les a enfin rejoints...

... Les révolutionnaires russes n'ont pas pris leur souverain en traîtres. Depuis neuf ans, avec une constance inaltérable, ils réclament ce qu'ont tous les peuples libres et même beaucoup de ceux qui ne le sont pas, c'est-à-dire une Constitution et un parlement.

Ils ont supplié d'abord, menacé ensuite. On a répondu à leurs supplications par un redoublement d'arbitraire, à leurs menaces par des exécutions à faire rêver sur les ressources de la férocité humaine.

Des femmes, des enfants torturés, rivés .par des chaînes aux murs de leurs cachots creusés sous la Neva, des prisonniers devenant fous d'inanition et de froid ; des prévenus pour qui les juges instructeurs inventaient le 'supplice de la belladone et de la'morphine, afin de provoquer chez eux des accès de démence pendant lesquels on leur arrachait les aveux nécessaires à leur condamnation et à celle de leurs amis; tout ce que le tortionnaire chinois avait oublié dans son catalogue, les tortionnaires moscovites l'ont inséré dans le leur.

Les avertissements ne leur ont pas manqué. D'abord Trépoff, puis Mézentzoff, puis Kropotkine, ont été, comme on dit, battre le rappel là-haut pour le czar. Il n'a pas entendu le funèbre tambour, et il a continué à dépeupler les villes pour peupler les bagnes et les mines.

La bombe Orsini qui arrêtera ce dépeuplement a fait pour la Russie ce que la flèche de Guillaume Tell a fait pour la Suisse, ce que l'échafaud de Charles l'r a fait pour l'Angleterre, et ce que celui de Louis XVI a fait pour nous.

La liberté chez tous les peuples a germé dans le sang des oppresseurs. Les gémisseurs auront beau pleurer sur le cadavre de celui qui, depuis si peu de temps, a fait tant de cadavres, le dimanche i3 mars (Exécution du czar) sera pour la nation moscovite une date immortelle et féconde.

Une bombe n'est pas un argument ; mais la Sibérie n*est pas un argument non plus; la potence et le knout, pas davantage .

Or, en fait d'arguments, le tsar n'en a jamais opposé d'autres aux réclamations de son malheureux peuple. Le raisonnement provoque le raisonnement» mais la corde appelle la dynamite.

L'empereur de Russie, qui est responsable puisqu'il est autocrate, envoyait annuellement vingt mille de ses sujets dans les mines de Sibérie, sans prétexte comme sans jugement. Véra Zassoulitch, arrêtée à dix-huit ans, fut retenue arbitrairement pendant deux années dans la forteresse Pierre-et-Paul...

Ces abominations établies et avouées constituent indiscutablemcEt des faits qualifiés crimes. Les journalistes officieux qui les approuvent et les encouragent ont été souvent décorés, mais ils n'ont jamais été poursuivis...

Le jour où l'un des auteurs de ces monstruosités tombe les quatre fers en Vair au milieu d'une explosion de nitroglycérine^ nous constatons que la terreur amène la terreur, et que quand on fait dresser le poteau pour des jeunes gens de vingt ans, convaincus de « propagande révolutionnaire », il n'y a rien de surprenant à

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ce que les amis et coreligionnaires des pendus emploient, pour les venger, des procédés à peu près identiques à ceux du pendeur.

Le czar peut foudroyer chacun de ses sujets ; mais chacun de ses sujets peut le lui rendre et, dans le pays où il y a si peu d'égalité devant la loi, il y a du moins Végalité devant la mort,

La Russie n'est plus une nation; c'est une arène; ceux qui doivent y mourir ne saluent pas César ; ils le bombardent.

L'exécution de l'héroïque Sophie Pérowski a plus avancé les jours du czar que toutes les pendaisons d'étudiants et de nobles qui ont, dans ces temps derniers, essayé de soulever le peuple. . .

V horreur déhorde, l'indignation monte En voyant comment meurent les femmes, les hommes ne peuvent moins faire que de se répéter entre eux : « Ne sommesnous pas capables de mourir aussi bien qu^elles ? »

Jamais trahison ne fut plus préjudiciable à la Démocratie et plus fructueuse pour la réaction que celle de Tex-républicain Henri Rochefort. Sa malencontreuse réputation de tombeur d'empereurs donna un vernis démocratique a.u mouvement césarien et contribua, dans une mesure absolument en disproportion avec sa valeur intrinsèque, à la confusion des esprits et à la propagation du virus monarchien.

Le ravage qu'avaient fait en France, en

1887, 1888 et 1889, les idées césariennes et antisémites, était si grand, qu'au plus fort de la tourmente boulangiste, seuls les anarchistes, Sébastien Faure en tête, quelques révolutionnaires de vieille roche comme Amilcare Gipriani et les groupes socialistes d'Allemane et de Vaillant, étaient restés debout, prêts à tout risquer, pour défendre la République contre le coup d'État que préméditait la coalition réactionnaire.

Pendant toute la période boulangiste, la plupart des chefs du socialisme parlementaire gardèrent, inspirés par de hautes préoccupations électorales, de Conrart le silence prudent. Les uns ne virent aucun danger pour la démocratie dans la popularité de mauvais aloi du général Boulanger et essayèrent d'établir doctement un parallèle entre lui et Tex-président des États-Unis, Grant.

Parmi les autres, on vit le barde marseillais, jadis concurrent heureux de Blanqui prisonnier, puis thuriféraire du brave général, puis encore chantre inspiré de l'empereur de Russie et qui, au milieu de toutes ces évolutions, sut demeurer inébran-

lablement vissé à son siège de député socialiste. On en vit aussi comme Malon, se livrant à des études de psychologie approfondie et bienveillante sur le mouvement antisémite et sur son chef Drumont.

Dès octobre 1885, plusieurs socialistes entrèrent au Parlement. Les élections générales de 1889 renforcèrent leur nombre.

Mais, dans les deux législatures qui siégèrent de 1885 à 1893, il ne s'éleva aucune voix retentissante pour clouer au pilori l'abjection du traître Rochefort, les menées antisémites de Drumont et les hontes de Talliance russe.

Hypnotisés par les urnes, par le souci constant de leur réélection, qui ne leur permettait pas de faire face à Topinion publique dévoyée, nos députés socialistes tombèrent, aux yeux de la minorité révolutionnaire et militante du prolétariat, dans un discrédit absolu.

Leur participation aux grèves fut interprétée, avec raison, comme une tentative de canaliser le mouvement ouvrier au profit de la sécurité des patrons et un moyen de s'en faire un tremplin électoral.

L'irritation allait croissant C'est ici

que la dynamite fit son irruption et clama de sa voix angoissante les déceptions, les souffrances et les colères de la plèbe mystifiée...

Rien ne devait plus relever les socialistes parlementaires de l'irrémédiable chute morale qu'a été pour eux la lutte pour la conquête du pouvoir.

Au lieu de profiter de l'affaire Dreyfus et de l'initiative hardie du puissant semeur que fut Emile Zola pour contraindre le gouvernement, né de la tourmente de 1899 avec leur collaboration avérée, à une lutte opiniâtre contre les factions césariennes et à des réformes républicaines et démocratiques, les députés socialistes, qui naguère avaient voté, à l'exception de deux voix, à l'unanimité, comme un seul gendarme, l'affichage du faux de Gavaignac, se rangèrent avec la majorité de leur parti derrière Jaurès, le terre-neuve du ministère Waldeck-Millerand.

Le gouvernement de défense bourgeoise et d'escamotage républicain avec collaboration socialiste a non seulement baissé pavillon devant les factieux de l'état-major en s'inclinant devant le verdict de Rennes, en évi*

tant de prendre l'initiative de la suppression des conseils de guerre et de la réduction du service militaire, mais il a encore impudemment mystifié l'opinion publique avec sa loi sur les associations et après avoir fait fusiller les grévistes du François, de Ghâlon et de la Martinique, il pousse le cynisme à appeler projet de loi sur les retraites ouvrières une opération financière qu'il veut tenter sur le dos des 9,200,000 prolétaires, que compterait la France, d'après les statistiques officielles.

C'est ici qu'apparait dans toute sa beauté l'utilité pour la bourgeoisie de « la collaboration de classe » et le rôle néfaste joué par Jaurès, le socialiste de S. M. le Capital.

Ce que Rochefort est pour la faction militariste et monarchienne de la bourgeoisie, Jaurès l'est pour la bourgeoisie libérale et républicaine. Ces deux hommes, si dissemblables en apparence, se complètent merveilleusement dans ce sens qu'ils sont à titres divers les serviteurs voulus et des agents à tout faire de Tordre capitaliste.

Le premier, pirate de la plume, a immolé son républicanisme sur l'autel de l'alliance

franco-russe, c'est-à-dire de Falliance de la bourgeoisie française avec la tsarisme contre le peuple russe et les révolutionnaires français. Le second a mis sa réputation de socialiste et de défenseur du droit et de la justice, que lui a valu sa campagne en faveur de Dreyfus innocent, au service de la bourgeoisie, dite libérale, pour faire patienter la foule et donner le change sur le projet de loi sur les retraites ouvrières de ses patrons et maîtres Waldeck-Millerand.

Ce projet de loi d'assurance ouvrière au profit de la bourgeoisie établit d'abord que tous les salariés français, que le gouvernement évalue à 9,200,000, ont droit — sauf les domestiques et les employés dont les appointements dépassent 4,000 fr. — à soixantecinq ans d'âge, au bénéfice d'une retraite de vieillesse...

Cette rente de vieillesse est constituée par les versements égaux et obligatoires des employeurs et des employés, c'est-à-dire que le patron est tenu de verser pour chaque ouvrier qu'il emploie Véquivalent de la retenue que la loiprélève sur le salaire de Vemployé.

Ceux-ci (les employés ou ouvriers) sont

divisés en trois catégories dont le versement respectifet quotidien est de 5 centimes si le salaire n'atteint pas 2 fr. \ 10 centimes s'il est entre 2 fr. et5fr.; 15 centimes s'il est de 5fr. et au-dessus.

UÉtat garantit aux versements ainsi récupérés un intérêt de 3 %•

Cette loin^entre réellement en vigueur que dans trente ans et n'acquiert- son plein effet que quarante-sept ans ap?'ès sa promulgation.

Pendant ce long laps de temps qui doit s'écouler entre le vote de la loi et sa pleine mise en vigueur, l'État, toujours magnanime, dispose, à t'aide d'unnouveau crédit annuel de 15 millions, que tous les vieillards de soixante-cinq ans et plus pourront, dès le vote de la loi, toucher une pension annuelle dont le minimum sera de 50 et le maximum de 100 fr. C'est là l'hameçon de la loi.

En 1932, en supposant que la loi sur les retraites ouvrières soit votée dans Tannée courante, l'ouvrier dont le salaire aura, pendant trente années, oscillé entre 2 et 5 fr.

par jour sera, après 65 ans d'âge, inscrit sur les feuilles du « grand livre des travailleurs »

comme ayant droit à une rente annuelle de 370 francs.

Mais ce n*est guère qu'en 1949 que la loi portera tous ses fruits bienfaisants.

A cette époque, c'est du moins Millerand qui l'affirme, l'ouvrier qui aura commencé son labeur, et, par suite, ses versements à diX'huit ans, touchera, à partir de l'âge de soixante-'cinq ans, selon que îa retenue sur son salaire aura été de 5, 10 ou 15 centimes par jour, une rente annuelle de 400, 800 et 1,200 fr. à capital aliéné, de 221, 442 et 663 fr. à capital réservé. Dans le système de versements à capital réservé, le maximum de bénéfice pour les trois catégories que crée si inégalitairement la loi sur les retraites, serait, d'après M. Guieysse, respectivement 1.175, 2,350 et 3,555 fr.

De ces dispositions principales du projet de Waldeck-Millerand, nous ne voulons tirer que quatre conclusions. Elles seront brèves et concises :

La première , que l'âge de 65 ans, fixé pour la retraite, est un mensonge, puisque les ouvriers, victimes de l'exploitation capitaliste, ne l'atteignent que 4 fois sur cent.

La seconde, qu'il est de toute évidence que ce seront les patrons, maîtres des instruments de production, qui retiendront sur le salaire des ouvriers la somme qu'ils doivent verser par tête d'ouvrier, et que ce seront encore les travailleurs, qui, d'une façon comme d'une autre, payeront intégralement leur caisse de retraites.

La troisième, qu'elle est pour le peuple de l'usine et de la charrue une impudente mystification, car, en faisant de chaque travailleur en quelque sorte un capitaliste au petit pied, elle tend à river la classe ouvrière au salariat, à perpétuer son esclavage.

La quatrième, qu'elle constitue au détriment du prolétariat une escroquerie monumentale, car, même en admettant la véracité de la statistique officielle que la moyenne des versements ouvriers serait de 10 centimes par tête et qu'il y a 250journées de travail par an, la grande opération financière que Waldeck- Millerand veulent tenter avec les 9,200,000 salariés deFrance doitdonner, rien qu'après UNE SEULE ANNÉE de Versement, la somme de 460,000,000 de francs, qui, répartie honnêtement entre les 500,000 ouvriers français,

âgés de plus de 65 ans, allouerait à chacun de ces vieillards 920 francs par an et par tête.

Le gouvernement et ses mameluks pseudosocialistes ne prennent donc ce délai de 30 ou 47 années que pour extorquer aux travailleurs la somme fabuleuse d'une vingtaine de milliards. Pour son coup d'essai en réformes ouvrières, la haute bourgeoisie est admirablement secondée par sa branche cadette, le socialisme arriviste. Philanthropie, escroquerie, parlementarisme !

Mais Jaurès et ses pareils ne se contentent pas de se faire, en connaissance de cause, les artisans de cette escroquerie capitaliste.

Leur rôle ne se borne pas à cette mystification colossale, et forts de la réputation acquise et de Tascendant qu'ils ont malheureusement encore sur les masses, ils s'infiltrent dans les milieux populaires pour prêcher la nouvelle méthode socialiste du respect de la légalité et de la politique des résultats.

C'est la méthode gambettiste, de funeste mémoire, appliquée au Socialisme.

Gambetta nous avait déjà dit, il y a quelque vingt ans, qu'il fallait sacrifier le prose-

lytisme républicain sur Faute! de la patrie.

Jaurès à son tour clôt après Thiers et Finventeur de Fopportunisme, Fère des révolutions et des luttes héroïques.

Toute réforme désormais doit s'accomplir dans le cadre de la légalité avec la collaboration de la petite et moyenne bourgeoisie, et ne doit se formuler qu'avec la certitude d*avoir Fassentiment de la majorité.

Quant à la grève générale, il veut bien Fadmettre comm^ moyen de conquérir la journée de 10 heures ou toute autre réforme qui ne mettrait pas en question la forme capitaliste de la société actuelle. Gomme moyen de transformation sociale, par contre, la grève générale lui paraît stupide, funeste, criminelle, et pour nous convaincre à sa manière de voir il écrit dans. La Petite Répu^ blique du l^"* septembre 1901 :

Or, ni Tarrét de la production et de la circulation, ni même les violences étendues contre les propriétés et les personnes ne suffisent à faire tomber une société. Quelque puissants qu'on suppose les effets de la grève révolutionnaire, ils ne seront pas supérieurs à ceux des grandes guerres et des grandes invasions. Les grandes guerres arrêtent aussi ou troublent la production, suspendent ou gênent la circulation et jettent

dans la vie économique un trouble qu'on pourrait supposer mortel. Et pourtant les sociétés résistent avec une élasticité extraordinaire à des crises qu'on pouvait croire funestes, à des maux qui paraissaient accablants.

On ne se moque réellement pas avec plus de désinvolture de ses lecteurs.

Une révolution économique n'est pas une invasion.

La guerre ou l'invasion étrangère ne mettent pas la forme de production, le tréfonds propriétaire de la société en question et trouvent généralement pour la défense du pays ou du territoire envahi l'unanimité des nationaux d'accord. Tandis que la grève générale ou généralisée tendrait à rompre le cadre traditionnel des nationalités, dans lequel nos seigneurs et maîtres ont jusqu'ici parqué le bétail humain, pour mettre internationalement en présence, sur un champ de bataille encore inédit, les salariés et les possédants.

Que cela ne soit pas du goût de Jaurès, nous n'avons aucune peine à le croire. Mais il nous parait au moins présomptueux de sa part d'affirmer avec sa grandiloquence habi-

tuelle qu'une grève générale, qui mobiliserait des centaines et des centaines de mille ouvriers, non plus pour se donner de nouveaux maîtres, mais en vue d'assurer l'existence des producteurs, aurait moins de chance d'aboutir que la plupart des révolutions du passé. Ces dernières ont, quoique généralement mal préparées et souvent incohérentes, été néanmoins victorieuses, malgré qu'elles furent toujours, n'en déplaise au grand tribun du ministère, l'œuvre d'une minorité hardie. Elles ont été victorieuses en disposant de bien moins d'hommes et de bien moins de ressources que la grève générale révolutionnaire, qui paralyserait la société bourgeoise en tarissant les sources qui l'alimentent.

Ce n'est pas pour le plaisir de fourrer le nez de Jaurès et de ses pareils dans leurs trahisons et pour étaler la boue dont il& essayent d'obstruer la voie de la Révolution que nous insistons sur l'action de cette engeance, mais pour bien montrer aux militants quel écueil dangereux le socialisme a rencontré dans les menées éclectiques, dissolvantes et ténébreuses de ces faux frères.

Jaurès du reste n'est pas un produit exclusivement français et malonien. Il est universel comme Timposture et la trahison. En Italie il s'appelle Turati, etce sont ses coreligionnaires italiens qui ont détrempé de leurs larmes monarchiennes le suaire du roi Umberto. En Belgique il se nomme Anseele, le grand coopérateur qui rêve d'être ministre du roi, non pour la gloire, mais pour la conquête du même suffrage universel et du même pouvoir qui en France a si fraternellement uni dans le môme ministère le « socialiste »

Millerand et le massacreur Gallifet. En Allemagne enfin Jaurès est légion et il trouve son

complément et son maître dans Bernsteîn, rillustre « tombeur de Karl Marx » qui resasse sous couleur socialiste les vieilles théories des économistes bourgeois afin de prouver aux miséreux, qu'en vertu de l'état capitaliste, leur situation va en s'améliorant sans cesse et qu'en patientant encore quelques siècles — un rien devant l'éternité — chacun aurait sa poule au riz.

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