‹ L'infaillibilité et le Concile généralChapitre 8 sur 36 · OU LA SOCIETE RELIGIELSE · texte numérisé non relu

OU LA SOCIETE RELIGIELSE

parliculierement constale que la rencontre de la raison et de FEglise suffit a la premiere pour lui faire reconnaitre la seconde , suffit a la raison des sages et des simples pour leur faire reconnaitre la veritable autorite divine enseignante sur la terre (1). Nous ne pouvons done reproduire ici cette demonstration pour la troisieme fois , mais nous voulons du moins la reprendie par le cote qui nous rapproche de Tobjet propre de cet ecrit , en etablissant que parmi les marques auxquelles la veritable Eglise doit se faire reconnaitre, il faut necessairement compter la divine prevention a rinfaillibilile. Nous allons nous en convaincre.

C'est le resume des premiers chapitres de la Question rcligieuse resolue paries faits. (Paris. Tournay chex Casterman.)

(1) Cette rencontre voulue par la Providence cut eu lieu partout et toujours sans la prevarication des chefs de certains peuples, comme nous 1'avons ailleurs demontre par Thistoire. (Appel et Defi. C. III. . 1.) Mais en presence des resultats de cette prevarication , il ne faut pas oublier que s'il est une Providence qui veille sur le genre humain, et qui a etabli les moyens ordinaires de salut pour tous les hommes , il est aussi une Providence particuliere qui veille stir chacun de nous , et qui n'abandonne pas ceux qui sont arraches sans leur faute a la connaissance de ces moyens ordinaires. Celui qui est mort aussi pour eux , sait bien faire arriver jusqu'a eux le fruit de la redemption, lalumiere etla grace, a un degre suffisantpour les sauver, s'ils sont de bonne volonte , comme Tenseigne S. Thomas. Chacun de nous , du reste, ne rendra compte a Dieu que de ce qu'il aura recu.

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