‹ L'infarctus Pulmonaire des Artério-ScléreuxChapitre 14 sur 52 · ONE · texte numérisé non relu

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En mars 1938, grippe avec congestion pulmonaire

A la suite d’un voyage en avion, en août 1938, il présente de nouveau des phénomènes vertigineux et quelques petits troubles : bourdonnements d'oreilles, baisse de l’audition, T. A. 13-7. |

Le 2 novembre 1938, ii vient consulter, se plaignant d’une douleur « de névrite >» depuis quelques semaines dans l'épaule droite et la sphère du cubital droit.

L’examen clinique et radioscopique ne montre rien.

Quelques jours après cependant, il s’alite avec un léger fébricuie et des douleurs de la jambè droite qui lui font craindre une phlébite en raïson de sa vieille histoire de périphlébite gauche.

Au bout de quelques jours, la température est devenue normale, les douleurs du bras et de la jambe droite s’atténuent. |

Le 3 décembre, émission de quelques crachats sanglants. Impressioné par cette coïncidence entre l’accident hémoptoïque et les craintes du malade, le D' BENDA penserait assez volontiers à un accident embolique de phlegmatia, mais il ne trouve absolument aucune trace d'atteinte veineuse.

Le malade mis au lit, continue à cracher du sang pendant quelques jours. Il accuse toujours une vive douleur dans le bras droit, mais rien aù niveau des inembres inférieurs.

Le Professeur agrégé DoNZELOT, consulté le 7 écembre, porte le diagnostic d’infarctus pulmonaire

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et constatant l’état vasculaire périphérique du malade n'hésite pas à rattacher cet infarctus à l’artériosclérose malgré l’absence de tout signe cardiaque. Le 22 décembre, le malade est pris brusquement d’une vive douleur thoracique à gauche. Cette douleur irradie dans le bras, maïs elle est beaucoup plus thoracique que brachiale, alors qu’à droite la douleur qui persiste, est purement localisée au membre supérieur.

La température s'élève à 39, la T. A. se mainüent à 16-9.

Pendant huit à 10 jours, l’expectoration hémoptoïque se poursuit et la température se maintient entre 38 et 39°5. Le malade s’affaiblit, il semble très fatigué et une submatité de la base gauche ayant conduit à pratiquer une ponction exploratrice, on ramène quelques gouttes de liquide franchement sanglant.

Devant cet ensemble de phénomènes généraux et fonctionnels, le D' BENDA redoute un néoplasme pulmonaire.

Cependant l’état du malade s'améliore.

Le 30 décembre un cliché radiographique montre une image d’opacité pleurale comblant le sinus costodiaphragmatique gauche et le dépassant en haut de 2 à 3 travers de doigt.

On commence vers le 12 janvier une série d’injections d’acécholine-papavérine qui semblent donner rapidement une amélioration des douleurs des membres supérieurs.

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Le 29 janvier un nouveau cliché que nous publions plus loin montre une image arrondie qui semble correspondre à une lésion anatomique d’infarctus.

Le 8 février, le malade crache à nouveau un peu de sang. Depuis, il est très bien portant et ne présente plus que quelques douleurs brachiales passagères.

En résumé, chez un sujet âgé, artério-scléreux, ayant déjà émis quelques crachats sanglants en 1935, et présentant depuis quelques semaines des douleurs au niveau du bras droit, survient à nouveau une expectoration hémotpoïque qui se prolonge pendant plusieurs jours et s’accompagne d’un peu de fièvre. Cette hémopiysie, chez ce sujet, présentant une sclérose importante des artères périphériques fait considérer comme vraisemblable le diagnostic d’infarctus pulmonaire que semble confirmer la brusque survenue, quelques jours plus tard, d’un nouvel incident, celui-ci plus évocateur, associant : point de côté thoracique, dyspnée, expectoration hémoptoïque, et présence de quelques gouttes de liquide sanglant dans la plèvre. |

L'image radiologique enfin ultérieurement constaiée rend encore plus vraisemblable le diagnostic d’infarctus pulmonaire.

D Nous devons souligner ici deux points particuliers : — la faible abondance de l’épanchement et son aspect franchement hémorragique,

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