AG
variétés ont des points de contact et qu'entre elles, existent des formes de transition.
Quelle que soit la valeur de ces distinctions, retenons qu’au point de vue clinique, comme les infarctus, circonscrits, les infarctus diffus peuvent donner lieu à l’expectoration hémoptoïque et à l’épanchement pleural, hémorragique ou non.
Enfin chez les cardiaques décompensés, quelle est la part de lésions véritablement infarctoïdes dans ce tableau où la stase, l’œdème, la congestion passive tiennent déjà une telle place ? C’est seule la vérification anatomique qui permettra de le dire avec pré-
cision.
C. LA LATENCE FRÉQUENTE DE L'INFARCTUS PULMONAIRE DES ARTÉRIO-SCLÉREUX,
C’est un fait certain que nombre d’infarctus pulmonaires passent inaperçus qu’ils surviennent ou non chez des artério-scléreux. ROUBIER dit que les 3/4 au moins des infarctus qu’il a constatés à l’autopsie n'avaient pas donné de manifestations cliniques permettant de les soupçonner.
VAQUEZ écrit que souvent l’infarctus pulmonaire peut rester ignoré et ne pas donner lieusaux crachats sanglants habituels. |
ANTONELII dans sa thèse publie une très belle observation dont nous reparlerons à l’étude radiolo-
Es 17 Rue
gique : ii s'agissait d’une malade de 83 ans aux artères périphériques très scléreuses, présentant depuis quelques semaines des signes de défaillance cardiaque rapidement progressive avec une tension artérielle à 14/11 et chez qui la vérification anatomique montra l'existence de 3 infarctus méconnus cliniquement et radiologiquement.
Aurait-on pu en faire le diagnostic sur la constatation d’un abondant épanchement pleural légèrement rosé ? Nous pensons que ce ne pouvait constituer qu'une présomption.
Cette latence clinique qui semble incontestable se double dans un grand nombre de cas d’une absolue latence radiologique.