‹ L'infarctus Pulmonaire des Artério-ScléreuxChapitre 29 sur 52 · LEGS · texte numérisé non relu

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au cours de l’évolution, le taux des polynucléaires a tendance à tomber et celui des lympocytes à augmenter.

Dans le travail d'ANTONELLI, nous avons relevé les formules trouvées dans 4 observations d’infarctus compliqués d’épanchement :

OBS. XIII. — Liquide citrin, séro-fibrineux, Rivalta faiblement positif. Albumine 15 gr., nombreuses cellules endothéliales en placards et quelques cellules isolées. De nombreux lymphocytes, d’assez nombreux polynucléaires, d’assez nombreux globules rouges.

OBS. XIV. — Liquide légèrement rosé. Albumine 15 gr. très nombreux globules rouges, assez nombreux polynucléaires, quelques lymphocytes, rares cellules endothéliales.

OBS. XVI. — Liquide citrin, proportion importante de lymphocytes, quelques polynucléaires, de rares cellules endothéliales, des globules rouges en quantité assez abondante.

OBS. XVII. — Liquide jaune citrin. Rivalta faiblement positif. Cytologie à prédominance endothéliale. Rares polynucléaires et quelques globules rouges.

Pour notre part, dans nos différehtes observations,

. nous avons relevé :

OBS. N° 1. — Liquide citrin. cellules endothéliales 11 %, polynucléaires 10 %, lymphocytes 79 %.

EN Ore OBS. N° 3. — Liquide ayant l’aspect du sang.

OBS. N° 4. — Liquide hématique. Nombreux globules rouges. Nombreux lymphocytes. Quelques polynucléaires (formule retrouvée à tous les examens de septembre 1938 à mai 1939).

OBS. N° 5 (que nous publions plus loin). — 6 mars : Cellules endothéliales isolées : 51 %; lymphocytes : 40 % ; polynucléaires : 9 %; globules rouges très abondants.

9 mars : albumine : 23 gr.; cellules endothéliales isolées : 49 %; lymphocytes : 20 %; jolynucléaires : 31% ; globules rouges très abondants.

27 mars : albumine : 28 gr.; cellules’ endothéliales : 76 % ; lymphocytes : 67 %; polynucléaires : 14 % ; globules rouges très abondants.

Cette dernière observation illustre bien les variations qui peuvent survenir à quelques jours de distance, chez un même malade, en même temps qu’elle accuse dans la dernière semaine une prédominance lympocytaire très nette. Cette prédominance nous la retrouvons dans l’observation N° 1 et dans l’observavation XVI d’ANTONELLI, alors qu’une autre marque une prédominance endothéliale (XVIT) et une autre, une prédominance polynucléaire (XIV).

Il nous semble donc difficile d’accorder à la pleurésie de l’infarctus pulmonaire une formule cytologique caractéristique; il faut probablement tenir compte du stade évolutif et de la répétition possible

MNT OR

des accidents parenchymateux et sans doute d’un certain nombre de facteurs individuels dont nous ignorons tout.

Pour les caractères chimiques, il nous semble que le chiffre classique donné pour l’albumine (50 gr.) est très rarement trouvé et que le plus souvent on trouve des chiffres variant entre 15 et 30 gr.

Nous pensons donc que de même que l’aspect hématique peut se rencontrer dans d’autres accidents :,congestion passive, œdème, etc, de même la formule de l’épanchement n’est pas caractéristique de l’infarctus.

Ce n’est pas, nous semble-t-il, sur l’aspect ni sur l'examen cytologique et chimique d’un épanchement qu’on pourra conclure à un infarctus sous-i acent.

JoLy qui est du même avis, a tendance à considérer que la coïncidence d’un chiffre assez élevé de polynucléaires avec un chiffre d’albumine ne dépassant pas 25 à 30 gr. par litre, est un bon élément pour le diagnostic, que par contre des chiffres élevés de polynucléaires avec chiffres élevés de l’albumine impliquent plus vraisemblablement l’existence d’une congestion sous-jacente. Il est amené à se poser pour un certain nombre d’observations non suivies d’autopsie, le problème de l’existence de l’infarctus sous-jacent. Ce problème se pose souvent chez les artério-scléreux et nous allons maintenant en parler.

4. LE PROBLÈME DE L'ÉPANCHEMENT PLEURAL @HEZ LES ARTÉRIO-SCLÉREUX.

MÜüLLer, en 1891, dans sa thèse sur la pleurésie de

l’artério-sclérose envisageait d’autres épanchements que ceux consécutifs à un infarctus. Il distinguait 4 sortes de pleurésies chez les artério-scléreux :

— la fièvre pleurétique (qui semble bien être la pleurésie séro-fibrineuse) et qui peut se voir dans lartério-sclérose;

— la pleurésie des artério-scléreux, indépendante de toute détermination cardiaque ou rénale, à laquelle il reconnaît un pronostic grave et qui paraît en rapport, dit-il, avec l’irritation dystrophique de la plèvre.

— la pleurésie des cardiaques, dans les artério-scléroses par infarctus hémoptoïques sous-pleuraux ou pleurésies brightiques à la phase urémique.

— des pleurésies assez fréquentes qui ne semblent pas dériver de l’artério-sclérose, mais d’un même état général que l’artério-sclérose : l’herpétisme sur lequel insistait beaucoup LANCEREAUX.

Nous ne savons pas exactement à quoi correspondent les classes 2 et 4, mais nous savons que parfois en effet un sujet âgé, artério-scléreux, se présente avec une pleurésie pour tout symptôme, sans avoir craché de sang, sans élévation thermique notable, et depuis longtemps, notre Maître DONZELOT s’est posé le problème de ces épanchements de sujets âgés, hypertendus ou non qui ne font pas leur preuve étiologique.

Déjà VAQUEZ avait signalé que dans certaines myocardites scléreuses, les seuls accidents constatés pendant longtemps parfois, étaient des pleurésies récidivantes.

Se fondant sur les caractères du liquide, souvent

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