RIT
quelques crachats sanglants sont encore émis de temps en temps.
À l'examen pulmonaire : matité de ia base droite avec quelques râles.
À l'examen du cœur : tachycardie, galop, éclat du 2° bruit à la base.
Tension artérielle : 22 1/2-11 1/2.
Artères périphériques très scléreuses.
Dans les jours suivants, la température s’élève et oscille entre 37°5 et 37°8 pendant que les signes d’épanchement se précisent à la base droite.
Puis une sédation semble se marquer, mais à partir du 15 mars : dyspnée, douleurs, crachats hémoptoïques réapparaissent exactement dans les mêmes conditions, l’épanchement pleural paraît augmenter. Les signes cardiaques ne varient pas. Enfin il apparaît un épanchement à gauche.
Le malade reste ainsi très pâle, très anxieux, très dÿspnéique pendant plusieurs jours.
Le 8 avril, il meurt brusquement dans la soirée.
A l’autopsie : présence d’épanchements pleuraux bilatéraux contenant un liquide légèrement rosé.
Les deux poumons sont lourds et denses et montrent à dla coupe sur. un fond diffus de congestion et d’œdème des foyers d’infarctus très nets : une dizaine à droite, trois ou quatre à gauche.
Ce sont des foyers centraux et grossièrement ovoides, des foyers corticaux et de forme pyramidale.
L'étude des artères pulmonaires dans tout leur trajet intrapulmonaire ne montre pas de modifica-
NOUAILLE 6
HS Fute
tions macroscopiques qui puissent expliquer ces nombreux foyers d’infarctus.
Mais l'examen du cœur explique la présence de ceux-ci montrant un infarctus volumineux de toute la paroi ventriculaire droite. C’est un infarctus relativement ancien. Il n’y a pas de caillots organisés et adhérents dans l'oreillette droite.
L'examen histologique confirme les constatations macroscopiques en particulier, l’intégrité des artères pulmonaires.
En revanche, une coupe intéressant les artères pulmonaires du poumon droit près du hile montre dans une artère de gros calibre un embolus de structure très typique : c’est un caillot fibrino-cruorique présentant une organisation centrale, occupant une partie seulement de la lumière vasculaire et ayant déterminé une thrombose récente dans la partie du vaisseau que sa présence a laissé libre.
Cette constatation vient confirmer la nature embolique des infarctus pulmonaires ainsi formés.
Par ailleurs, l'examen histologique des différents viscères montre une artério-sclérose diffuse en particulier au niveau de la rate et du rein.
Connaissant la latence possible de linfarctus du myocarde, nous ne serions pas étonné qu’un certain nombre d’infarctus des artério-scléreux dépendent de cette étiologie méconnue.
Nous signalons dans le même ordre d'idées, que Dozzri, en 1937, dit avoir trouvé dans 41 embolies cé-