‹ L'infarctus Pulmonaire des Artério-ScléreuxChapitre 36 sur 52 · APR SA · texte numérisé non relu

APR SA

est le résultat d’une thrombose née sur place par lésion de l’artère pulmonaire, cette théorie fut rapidement appliquée aux artério-scléreux.

Il est curieux de constater à ce sujet combien on s’est accroché à la notion d’obstruction artérielle dans la genèse des infarctus, alors qu’on éprouvait pourtant, nous le verrons, les plus grandes difficultés à expliquer l’hémorragie dans le territoire de l'artère obstruée : ayant admis à la suite de VrecHow que l’embolie est la cause presque unique des infarctus, et l’embolie semblant agir avant tout comme obstacle au cours du sang, comme « bouchon », quand on a dû abandonner partiellement lexplication par embolie, on a gardé l’idée de nécessité d’un obstacle : ce fut la théorie de l’infarctus par thrombose née sur place.

Remarquons que deux étapes ont dû être franchies pour en venir à cette conception : reconnaître la fréquence, longtemps discutée de lésions de l’arbre artériel pulmonaire et la possibilité de thrombose autochtone, admettre que cette atteinte est facteur d’infarctus.

1° Elaboration de la conception selon laquelle l'atteinte de l’artère pulmonaire est fréquente et peut être cause d'infarctus. Son application à l’infarctus pulmonaire des artério-scléreux :

Il a été longtemps classique d’enseigner que la sclérose et l’athérome des artères pulmonaires étaient une rareté : DUGUET, en 1872, citant ROKITANSKY et GHERARDT, insistait sur ce fait. BucQuoy et PÉRIVIER de même, en 1892.

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