‹ L'infarctus Pulmonaire des Artério-ScléreuxChapitre 37 sur 52 · PURES · texte numérisé non relu

PURES

Et bon nombre de traités récents admettent cette façon de voir : CLERC et NOEL DESCHAMPS y insistent à plusieurs reprises et disent que ces lésions sont absolument exceptionnelles, comparées à celles de l'aorte.

BEZANÇON et DE JoNG reconnaissent que « dans certains cas il existe de l’artérite chronique ou subaiguë des artères pulmonaires au cours des affections chroniques du cœur, susceptible de produire une thrombose de cette artère et signalent, dans quelques cas, la possibilité d’athérome des artères lobulaires. ANTONELLI enfin, dans sa thèse récente s'élève contre la fréquence accordée à l’artérite pulmonaire « l’artérite pulmonaire, et nous entendons surtout l’artérite pulmonaire, limitée aux derniers rameaux de l’artère pulmonaire car nous avons rarement rencontré l’artérite des gros troncs, même chez des sujets syphilitiques ou des athéromateux diffus, l’artériolite pulmonaire nous a paru peu fréquente ». Sauf ajoute-t-il, dans les cas d’infarctus pulmonaire

où elle joue au contraïre un rôle essentiel.

Et cependant les lésions de l’artère pulmonaire sont connues de longue date : VIEUSSENS déjà en 1706 parlait d'affection de l’artère pulmonaire. Un siècie plus tard, Brissox (1803) et surtout ANDRAL (1829) signalent plusieurs cas de sclérose de cette artère, ceci contre l’opinion de BIicHAT qui croyait que l’athérôme était un privilège des vaisseaux à sang rouge et qu’on ne le rencontraïit Jamais dans les artères où

circule un sang veineux.

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