LEP ESS
Drærrricx, en 1850, reconnaît la fréquence de l’artério-sclérose pulmonaire dans les cas de rétrécissement mitral et d’emphysème. Et DE BUMANN, en 1855, établit dans sa thèse la coexistence fréquente d’une artérite pulmonaire avec une endocardite dans le rhumatisme articulaire aigu, artérite parfois thrombosante, dit-il, se fondant sur une observation publiée par HÉLIÉ, en 1837, où l’artère pulmonaire très athérômateuse était occupée par un caillot noirâtre adhérent, bien organisé.
CRUVEILHIER, BOUILLAUD (chez une jeune fille de 18 ans atteinte de rétrécissement mitral), GUÉNEAU DE Mussy, parlent également de sclérose de l’artère pulmonaire, et LANCEREAUX, en 1860, en rapporte cinq cas, lui attribuant des étiologies diverses.
De très nombreuses publications font suite au travail de LANCEREAUX. Certains auteurs : VIGUIER (1873), ROMBERG (1893), OSLER, BRYANT, SAUVÉ, s’attachant surtout à démontrer l’existence de sclérose ou d’athérome de l'artère pulmonaire particulièrement au cours de rétrécissement mitral, cependant que d’autres envisagent déjà le rôle de ces lésions artérielles comme facteur d’apoplexie : HOFFMANN, MARTINEAU, qui en 1861 présente deux cas d’infarctus pulmonaire où l’altération scléro-athérômateuse est très prononcée et où des caillots fibrineux obstruent les branches artérielles correspondantes, RATTONE qui en 1885 déclare que l’athérôme pulmonaire est une cause fréquente d’hémorragie et vient souvent dé-
terminer «la thrombose et l’infarctus », ceci à