LA QU
propos d’un homme de 44 ans ayant eu plusieurs hémoptysies, chez qui il pose le diagnostic d’infarctus d’origine embolique alors qu’à l’autopsie, il trouve une sclérose généralisée de l’artère pulmonaire avec placards athéromateux.
EYMERY, en 1888, dans sa thèse consacrée à l’athérôme de l’artère pulmonaire, envisage les deux problèmes :
--- celui de l’existence de lésions athérômateuses pulmonaires,
— et celui de la production des infarctus par ces lésions.
À cet athérôme pulmonaire qu’il considère comme toujours dû au rhumatisme et absolument indépendant de l’athérôme aortique — quand ils coexistent, c’est pure coïncidence— il attribue les conséquences suivantes : « Il rétrécit le champ de l’hématose, favorise l’asphyxie et appelle les coagulations fibrineuses et la rupture vasculaire ».
Dès 1897, les travaux de LETULLE viennent confirmer les constatations des précédents observateurs et en amplifier la portée : Il considère les artérites pulmonaires comme trés communes dans la tuberculose pulmonaire, l’emphysème, les cardiopathies et les différentes intoxications. « Chez tous les cardiaques, les asystoliques en particulier, la circulation de retour se trouve chroniquement entravée et l’endartérite chronique, accompagnée ou non d’athérôme, n’y est pas rare et peut être la cause autochtone d’infarctus ».