DUR OP
de 100 autopsies, ne donne cliniquement que des signes peu évocateurs dans la plupart des cas. Anatomiquement, œdème et congestion, quelquefois infarctus.
Dans la plupart de ces 13 cas, il note effectivement l'absence d’infarctus cliniquement et anatomiquement.
Dans la thrombose des petites artères musculaires dont il a relevé personnellement 19 cas, il note que les signes cliniques circulatoires sont rares; il ne mentionne pas d’infarcius.
Et de cette série d’observations il peut conclure que si obstruction par embolie ou née sur place est fréquente dans la circulation pulmonaire, elle donne rarement des symptômes.
Nous pouvons ajouter que d’après le compte rendu de ses observations, elle donne également rarement des infarctus anatomiquement constatés (moins du tiers des cas).
‘Ce n’est pas une opinion isolée. J. H. MEANS, en 1931, à propos d’une occlusion complète de la branche droite de l’artère pulmonaire chez un artério-scléreux de 60 ans sans infarctus, rappelle quelques cas analogues : 2 cas de Hart où une thrombose totale du tronc de l’artère pulmonaire ne s’accompagne pas d’infarctus (dans un cas, le diagnostic clinique fut celui de défaïllance cardiaque, dans l’autre : bronchite légère avec altération grave de l’état général). Un cas de BARNES et YATER (1929) où une longue histoire clinique étiquetée défaillance cardiaque à prépondérance droite se révèle liée à une vieille thrombose de l’artère pulmonaire sans trace d’infarctus. Un cas de Jump et Bau-
NOUAILLE 8