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nostras, assombrissent encore le pronostic des abcès du foie. C’est une affection grave, susceptible de guérir si elle est prise à temps et traitée chirurgicalement, presque toujours mortelle, si elle est abandonnée à elle-même ou trop tardivement reconnue.
C’est ce qui malheureusement est arrivé pour nos malades, les symptômes étaient si vagues, on est si peu habitué à rencontrer dans nos hôpitaux parisiens de ces suppurations hépatiques, que nous ne pouvions penser avoir affaire à un de ces cas.
Cest ce qui nous a engagé à entreprendre ce travail, où nous avons cherché à mettre en évidence deux faits :
1° Les abcès du foie (dus ou non à la dysenterie) ne sont pas si rares dans nos climats qu’on le pensait autrefois ;
2° Des nombreux microbes qui par l’exaltation de leur virulence peuvent donner lieu à des suppurations hépatiques, l’entérocoque, hôte normal de l'intestin, est souvent suscepüible d'être incrimmé.
Il nous semble donc qu'il y a lieu actuellement en clinique de songer à la possibilité d’hépatites nostras car, comme l’a dit Patrick Manson, « bien souvent le secret d’un heureux diagnostic est de suspecter la maladie ».
Le traitement réside dans ce précepte : € Ubi pus, 1bi evacua », vrai ici comme ailleurs.
L’incision peut se faire de deux façons :
1° Par le procédé de Little ou procédé rapide en un seul temps ;
2° Par une incision prudente, couche par couche, avec fixation du foie à la paroi.
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À ce moment on peut soit ouvrir immédiatement la collection, soit la vider par ponction aspiratrice avant l’ouverture
de la poche (1).
(1) Consulter LE DENTU, DELBET. Zraité de Chirurgie. Art. J.-L. FAURE, p.23.