‹ L'infection meningococciqueChapitre 16 sur 75 · V. Lingeslheim décèle le méningocoque · texte numérisé non relu

V. Lingeslheim décèle le méningocoque

Dans les 5 premiers jours dans 66 p. 100 des cas.

Du 68 au IQe jour 24,56 —

Du lOe au 20e jour 11,39 —

Dans la 3« semaine 4,39 —

Goodwin et von Sholly trouvent les chiffres suivants :

Pendant la l'"'^ semaine 54,5 p. 100

Après le 2^ mois 6,2 —

Netter et Debré :

leE

ire semaine 78,33 p. 100.

Après le 30e jour 15,35 —

Ces chiffres s'accordent à démontrer que, dans la grande majorité des cas, le méningocoque disparaît du rhino-pharynx en une vingtaine de jours, et qu'il peut être hébergé non seulement par les malades, mais par les convalescents de méningite cérébro-spinale.

l^m Le méningocoque dans le rhino-pharynx des sujets sains. Porteurs de germes. — La notion de la présence du méningocoque dans le rhinopharynx des malades atteints de méningite est complétée par une particularité de la plus haute importance : la présence du même germe dans les cavités naso-pharyngées de certains sujets indemnes de méningite. ' En 1896, Kiefer l'avait signalée, de même en Amérique, Mallory, Councilmann et Wright ; en 1898 Schiff le retrouve dans les mêmes conditions. En 1901, Albrecht et Ghon établissent le fait d'une façon formelle. En 1904, Frederick Lord trouve le méningocoque en culture pure dans

1^^ le mucus d'un médecin présentant une rhinite purulente.

I^F^ Lors de l'épidémie qui sévit en 1908 en Haute-Silésie, Weichselbaum et Ghon purent, à côté de nombreux insuccès, arriver à déceler le méningocoque chez trois individus sains. Von Lingelsheim, dans le district minier de Beuthen, en Silésie prussienne, examine 340 personnes ayant été en contact avec des malades, et trouve 24 fois le méningocoque dans le mucus de leur rhino-pharynx, alors que, chez des sujets éloignés de tout foyer épidémique, les résultats restèrent négatifs. Dans une école, sur 56 enfants examinés, 4, provenant de maisons où avait sévi la méningite cérébro-spinale, furent reconnus porteurs du même germe.

I^K Dans une série de recherches semblables dues à Ostermann, sur 24 su- ^^' jets appartenant à six familles contaminées, 17 hébergeaient le méningocoque dans leur rhino-pharynx.

■ Dans une chambrée, un militaire est atteint de méningite cérébrospinale : Dieudonné décèle 9 hommes porteurs de méningocoques sur 39 occupants.

Dans un bataillon de 482 hommes parmi lesquels il n'y eut qu'un seul cas de méningite, Bochalli trouve 42 porteurs de germes, et parmi les ^^ 16 camarades de chambrée du malade il en existait 10. Vagedes arrive ^^fe. à des résultats semblables sur les troupes de divers régiments prussiens ^^v où la méningite sévissait ; sur 1.703 hommes il décèle 33 porteurs. ^H Trautmann, sur 227 personnes appartenant à 68 familles ayant fourni ^H 95 malades, trouve 22 porteurs de germes.

^K Ces constatations furent le point de départ d'une foule de recherches ^B^ semblables, faites en France, en Amérique, en Angleterre, etc. ; elles ^^^m aboutirent à des conclusions identiques : le méningocoque qui se trouve ^Hf dans le rhino-pharynx des malades atteints de méningite cérébro-spinale se rencontre aussi avec une fréquence variable dans le rhino-pharynx des sujets sains.

EPIDEMIOLOGIE

La présence du méningocoque chez les porteurs de germes

EST LIÉE A l'existence d'uNE RHINO-PHARYNGITE MÉIsINGOCOCCIQUE.

— Les recherches d'Ostermann, effectuées à l'instigation de Fliigge, démontrèrent que les sujets soi-disant sains, dans le mucus naso-pharyngé desquels le méningocoque pouvait être décelé, étaient en réalité porteurs d'un catarrhe du rhino-pharynx se révélant par l'existence d'un coryza à allure banale. La présence du méningocoque chez un individu paraissant en bonne santé et indemne de méningite est donc liée à l'existence non douteuse d'une rhino-pharyngite méningococcique, actuelle ou antérieure, qui évolue seule, indépendamment de tout incident méningé, ou qui p^ut être suivie de méningite à plus ou moins longue échéance. Chez ces sujets, toute l'infection méningococcique se cantonne au niveau du rhino-pharynx, et se résume en la seule participation de ce dernier à l'inflammation spécifique.

\ Persistance du méningocoque dans le rhino-pharynx des \ PORTEURS DE GERMES. — La pcrsistancc du méningocoque chez les porteurs de germes est assez variable suivant les sujets. Chez certains de ces derniers, cette durée est très passagère, chez d'autres, au contraire, elle est longue et se prolonge jusqu'à plusieurs semaines, parfois plusieurs mois.

Sur 29 porteurs sains, Bochalli avait noté que :

Chez 9 le germe avait disparu en 7 jours. — 12 — — 14 —

— ^6 — — • 3 semaines.

D'une façon générale et en moyenne. Von Lingelsheim estime, d'après ses recherches, que le méningocoque persiste quinze à vingt jours. Bruns et Hohn ont obtenu les résultats suivants : Sur 81 sujets :

28 ont gardé le méningocoque pendant 18 jours. 18 — — — 2 semaines.

Sur 133 porteurs, soumis cependant à des inhalations iodées, Roussel et Malard ont constaté que :

Chez 92 il persista de 1 à 10 jours.

Chez 8 il persista de 40 à 50 jours.

Les recherches que j'ai pratiquées pendant quatre ans environ en divers milieux épidémiques de la population civile et mihtaire, sur 1.268 porteurs de germes, m'ont fourni la statistique qui suit :

LTIOLOGIE.

CAUSE DETEKMINAISTE SPECIFIQUE

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