‹ L'infection meningococciqueChapitre 27 sur 75 · DES MÉNINGES · texte numérisé non relu

DES MÉNINGES

L'axe nerveux (cerveau et moelle) est entouré de toutes parts par trois membranes régulièrement superposées qui sont, de dehors en dedans : la dure-mère^ V arachnoïde et la pie-mère. Elles délimitent entre elles deux espaces : 1° Vespace arachnoïdien, compris entre les deux feuillets, pariétal et viscéral de l'arachnoïde ; 2^V espace sous-arachnoïdien, située entre le feuillet viscéral de l'arachnoïde et la pie-mère ; dans cet espace sous-arachnoïdien circule le liquide céphalo-rachidien (page 256).

Il ne saurait être question ici de décrire la dure-mère qui n'intervient que fort peu dans la méningite cérébro-spinale ; la description portera exclusivement sur la pie-mère, l'espacé sous-arachnoïdien et le feuillet viscéral, dont l'ensemble est habituellement désigné sous le nom de méninge molle, par opposition à la méninge dure. C'est en effet la méninge molle qui est le siège de tout le processus pathologique de la méningite cérébro-spinale (leptoméningite), et tout particulièrement l'espace sous-arachnoïdien.

Pie-mère. — Membrane conjonctive mince qui recouvre directement l'axe nerveux, la pie-mère accompagne régulièrement tous les accidents de sa surface

Dure-mère — — Arachnoïdes .<^l Espace ^""'^^ Arachnoïdien y

Pie-mère

Fig. 28. — Disposition schématique des méninges (d'après Testut et Jacob).

et envoie dans chaque scissure et sillon du cerveau, du cervelet, delà moelle, deux feuillets qui se rejoignent dans le fond de ces anfractuosités (fig. 28) ; elle adhère à la substance nerveuse par de fins tractus conjonctifs et des vaisseaux ; dénuée de capillaires, elle sert de support à ces vaisseaux qui pénètrent dans la substance nerveuse, et qui sont d'ailleurs isolés de son tissu propre par les gaines périvascul aires.

Au niveau du cervelet et du bulbe, elle s'insinue entre ces deux organes et vient s'étaler au-dessus du quatrième ventricule en refoulant devant elle la paroi ventriculaire amincie et réduite seulement à une couche épithéliale ; elle forme ainsi la toile choroïdienne inférieure et les plexus choroïdes du quatrième ventricule. De même, au niveau de la fente de Bichat, elle s'engage dans la masse cérébrale... pour y former la toile choroïdienne supérieure et \^s plexus choroïdes des ventricules latéraux. » (Testut et Jacob.)

Page 1