COMPLICATIONS DES DIVERS ORGANES
sentes, et la signature de la tuberculose n'est donnée que par la présence du bacille de Koch. Il en était ainsi dans le cas de Combe, de même encore dans celui de H. Claude, Schaeffer et S. Bernard, où les bacilles tuberculeux furent nettement perçus en grand nombre sur les coupes histologiques, et décèles soit isolément, soit en véritables paquets au ourtour des vaisseaux.
Il est rare que le diagnostic clinique de cette association méningoberculeuse puisse être établi d'une façon ferme. Le diagnostic biologique est de même assez difficile (page 391).
ïï^m Infection méningo-syphilitiaue. — Il n'est pas impossible que des faits d'infection mixte syphilitique et méningococcique puissent se rencontrer.
IJne observation signalée par Barbier (1) permet d'envisager cette hypo- [lèse comme très vraisemblable :
\ Un enfant de 2 ans et demi, guérit d'une méningite cérébro-spinale, ^eux mois après, il présente de l'obnubilation intellectuelle, de Fin- Dntinence des sphincters, des crises convulsives ; on constate une ébauche !e paralysie faciale droite et une parésie spasmodique du membre inféieur gauche. La cachexie s'installe. Trois mois après, ces symptômes ■aggravent ; une ponction lombaire donne un hquide clair, hypertendu, vec lymphocytose. Réaction de Bordet-Wassermann positive avec le érum sanguin. « J'ai pensé, dit Barbier, à une localisation secondaire de Il syphihs sur l'axe cérébro-spinal. »
[ Le fait suivant rapporté par V. Hutinel et Nadal (2), est plus démonstra- ■ Un nourrisson de deux mois et demi présente une méningite méningococcique qui se complique bientôt d'épendymite cloisonnée ; les injections de sérum intrarachidiennes et intraventriculaires amènent bientôt, la guérison. Mais pendant la convalescence apparaissent des signes manifestes d'une hydrocéphalie qui s'accroît de jour en jour, et dont la nature syphilitique est prouvée par une réaction de Bordet-Wassermann positive, atiquée sur le liquide céphalo-rachidien. Le traitement anti-syphilique institué amène bientôt un arrêt puis une régression de cette hydrocéphalie.
Dans ce cas particulier, il semble bien que la syphilis, restée latente, ait subi un réveil sous l'influence de l'infection méningococcique. De tels faits ne doivent pas être exceptionnels.