RÉSULTATS
Hémolj'se = 0
Hémolyse = 0
Hémolyse = 0
Hémolyse = 0
Hémolyse = 0
Hémolyse = 0
Hémolyse = légère.
Hémolyse = presque totale.
Hémolyse = complète.
Hémolyse = complète.
Hémolyse = complète.
Hémolyse = complète.
Hémolyse = complète.
Cette méthode de dosage du sérum par sa teneur en ambocepteurs a
|^^été appliquée par plusieurs auteurs qui ont émis à son sujet des avis fort ^Hifférents.
^^ Krumbein et Diehl (1), Onaka (2) la préconisent en affirmant qu'elle donne des résultats constants et comparables ; ils avouent cependant qu'elle ne peut remplacer le procédé qui consiste à évaluer le pouvoir anti-infectieux, si le méningocoque pouvait avoir vis-à-vis de l'animal une virulence constante ; mais elle peut être d'un secours très utile dans l'appréciation de la valeur thérapeutique du sérum.
C'est aussi l'avis de M. Nicolle, Debains et Jouan (3) qui emploient ce procédé pour doser les trois types d'antisérums actuellement en usage anti-A, B et C.
Pour ces auteurs, tout sérum qui fixe le complément sous le volume
de 1 /2000 (voire môme 1 /ICOO) de centimètre cube, en présence de
l'antigène homologue (ou d'antigènes de même type), jouit, dans la
règle, d'un excellent pouvoir curatif contre les méningites occasionnées
^nar le type correspondant de méningocoques.
I^K Cependant, d'après Kraus et Baecher (4), Baecher et Hachla (5), '^^aendel, Uhlenluth,'Neufeld (6), etc., ce mode de dosage conduirait à des résultats erronés ; en effet, pour Neufeld, Haendel, (7) Moreschi, etc., on connaît mal la nature des substances donnant lieu à la fixation du complément ; à leur avis, ces dernières seraient différentes des ambocepteurs bactériolytiques, et on doit rester sceptique sur leur nature spécifique.
D'autre part, Kraus et Baecher ont montré que, dans cette épreuve, les résultats peuvent être tout différents, suivant qu'on utiHse l'extrait
(1) Krumbein et Diehl, ^rfeeife/i aus dem Insi.zùr Erforsch, der Infektionskrankheiten in Bern., 1909.
(2) Onaka, Centralblatt fur Bakteriologie, 1910.
(3) M. Nicolle, Debains et Jouan, Annales de Vlnstim Fasteur, 1918,
(4) Kraus et Baecher, Zeitschrift fur Immunitatforschungund experimentelle Thérapie, 15 juillet 1909.
(5) Baecher et Hachla, Zeitsch. fiir Jmmuntatforschung, 1910.
(6) Neufeld, Medizin Klinik, 1908.
(7) Neufeld et H jîndel, Arb. ans dem kaiserl. Gesundkeitsamte, Bd XV.
428 SÉROTHÉRAPIE A^'TIM ÉMNGOCOCCIQL E
de telle ou telle race de méningocoques : ils varieraient donc suivant l'antigène employé.
On estime enfin que la quantité d'ambocepteurs contenus dans un sérum déterminé est totalement indépendante des autres propriétés qu'il peut présenter : pouvoir agglutinant, précipitant, bactériotropique (Neufeld) ; de plus, de ce qu'un sérum est riche en ambocepteurs, il ne s'ensuit pas fatalement qu'il soit doué d'une haute valeur curative. Bref, pour la plupart des auteurs, la méthode de Kolle et Wassermann, ne renseignant que sur la teneur en ambocepteurs, n'est, en aucune façon, capable de renseigner exactement sur la valeur thérapeutique : c'est une méthode « auxiliaire » et rien de plus.
Titrage par le taux d'agglutination. — Le dosage du sérum antiméningococcique par la détermination du taux d'agglutination n'avait jamais attiré l'attention d'aucun expérimentateur; nul n'avait pensé en effet, que cette recherche pût donner une idée de la valeur curative d'aucun sérum. Cependant, depuis quelques années la plupart des auteurs américains sont. entrés dans cette voie: H. Amoss et M. Wollstein (1), puis H. Amoss et P. Marsh (2), rejetant délibérément le titrage par la recherche du pouvoir antimicrobien, en raison de l'impossibilité de fixer la dose mortelle, déclarent que seule l'appréciation du pouvoir agglutinant permet d'atteindre le but poursuivi : Wadwoorth, Kirkbride et R. Gilbert (3) partagent la même opinion ; ils fixent à 1 p. ICO le taux à obtenir pour avoir un sérum efficace au point de vue thérapeutique.
Ce procédé parait d'ailleurs avoir été officiellement adopté aux Etats- Unis.
Cette méthode ne peut cependant être préconisée, car le pouvoir agglutinant ne saurait être considéré, pas plus que le pouvoir sensibihsateur, comme un équivalent du pouvoir curatif ; le taux d'agglutination ne peut donner qu'une indication sur le degré de la défense de l'organisme qui a reçu les injections vaccinantes, peut-être même seulement sur le degré de l'injection, et rien de plus.
Titrage par les baetériotropines. — Nous avons insisté plus haut sur le pouvoir bactériotropique du sérum, mis en évidence par Jochmann, Flexner et Jobling (4), puis Neufeld. Neufeld a imaginé de l'utiliser in vitro pour l'appliquer à son dosage.
10 On recueille, chez le cobaye, des leucocytes obtenus par injection intrapéritonéale de 10 à 20 centimètres cubes de bouillon. Ces leucocytes sont prélevés cinq à six heures après l'injection. On les lave trois fois dans l'eau physiologique. On cherche à obtenir une émulsion égalant en opacité une émulsion de lécithine à 3 p. 1000.
20 On prépare une émulsion de méningocoques sur une culture de
(1) H. Amoss et M. Wollstein, Journal of exp. Médecine, mars 1916.
(2) H. Amoss et P. Marsh, Titrage du sérum anti-méningococcique {Journal of exp. Médecine, décembre 1918).
(3) Wadwoorth, Kirkbride et R. Gilbert, Titrage des sérums anti-pneuraococcique et anti-méningococcique (Archives of internai médecine, Chicago, mars 1919).
(4) Jobling, Journal expérimental Medicine, juillet 1909.
l DOSAGE DU SÉRUM 429
gélose âgée de vingt heures dans un centimètre cube d'eau physiologique.
3^ On verse, dans de petits tubes de 5 centimètres de long sur 12 milUmètres de large, des dilutions successives de sérum anti, de sérum normal (de 1 p. 10 à 1 p. 10000), en d'autres de l'eau physiologique.
40 Dans chacun de ces tubes, on verse ensuite deux gouttes de sérum diversement dilué (0,01, 0,005, 0,0005, 0,0002 centimètre cube), puis une goutte d'émulsion microbienne, puis deux gouttes de leucocytes.
50 On porte ces mélanges à l'étuve à 37^, pendant une heure et demie.
6^ Avec une pipette, on prélève une goutte du dépôt que l'on étale sur âmes. On fixe, on colore par le bleu de méthylène.
Des tubes de contrôle sont préparés d'une façon identique avec du sérum normal et de l'eau physiologique.
Les préparations sont examinées. On compte alors sur 100 leucocytes le nombre de germes phagocytés. Et l'on cherche la plus forte dilution qui augmente la phagocytose, comparée à celle que donne en dilution égale le sérum normal. Neufeld propose la dilution de 0,0005 comme limite minima que doit atteindre un sérum anti-méningococcique pour pouvoir tre utilisé en thérapeutique.
On peut faire à cette méthode une objection très sérieuse :
Elle est délicate en ce sens que tous les échantillons de méningocoques ne sont pas utilisables dans cette épreuve. Certaines races, en effet, sont trop rapidement phagocytées et même digérées dans des dilutions de sérum normal à 1 p. 5000, et voire même dans l'eau physiologique. Pour d'autres, la phagocytose ne s'effectue qu'en dilution à 1 p. 500. Cet écart est trop considérable. Il faut donc choisir un échantillon qui permette des expériences probantes. Puis Neufeld recommande de n'utihser que des méningocoques récemment issus de l'organisme : on sait combien il est difficile, surtout en dehors de tout milieu épidémique, de pouvoir s'en procurer.
Restent alors deux méthodes qui utihsent le pouvoir bactéricide du sérum in viço :
Kraus et Baecher cherchent à déterminer la dose de sérum capable d'amener la mort des méningocoques introduits dans le péritoine du cobaye dans un temps donné. Dans une expérience préalable sur des cobayes de 150 grammes, on cherche la plus faible dose de culture qui, après un séjour de huit à douze heures dans le péritoine, donne encore des colonies nombreuses, mais isolées, sur plaques d'agar ensemencées avec l'exsudat obtenu. Une semblable émulsion est injectée, dans les expériences de titrage, en mélange avec des doses décroissantes de sérum anti et de sérum normal. Après un nombre d'heures variable, on prélève l'exsudat à l'aide de pipettes capillaires ; on l'ensemence sur plaques d'agar. On constate ensuite, par le nombre des colonies qui ont poussé, l'activité bactéricide comparée du sérum anti et du sérum normal. Cette action bactéricide peut se mesurer d'après la dilution de sérum antiméningococcique capable de tuer le méningocoque, alors que la même dilution de sérum normal est dénuée de propriétés anti-infectieuses.
Cette méthode ne me parait pas à l'abri de tout reproche, car, en raison de la forte dose de culture employée, les différences de résistance individuelle de l'animal doivent se manifester comme dans les expériences anciennes, où l'on voulait prouver le pouvoir préventif et curatif anti-infec-
SEROTHERAPIE ANTIMENINGOCOCCIQUE
tieux. On en trouve, d'ailleurs, la preuve dans une expérience de Kraus et Baecher :
De deux cobayes injectés avec la même dose de cultures, Tun, ayant reçu 0,5 centimètre cube de sérum anti, succombe en huit heures, l'autre, n'ayant reçu que 0,1 centimètre cube, meurt plus tardivement, en vingtquatre heures.
L' « épreuve du péritoine » (p. 99) qu'on peut utiliser, semble-t-il, dans un but de dosage du sérum, évite cette cause d'erreur. En se servant de doses sûrement non mortelles, le péritoine, chez tous les animaux en expérience, présente une réaction défensive identique.
On sait que, si on injecte à des cobayes de 220 grammes dans le péritoine 0,5 centimètre cube de sérum antiméningococcique non chauffé et, vingt-quatre heures après, 1 16^ de culture sur agar, les préparations, effectuées avec l'exsudat péritonéal prélevé vingt et trente minutes après la dernière injection, montrent à ce moment la disparition complète du méningocoque. Quand l'émulsion est injectée seule, la disparition ne s'effectue que vers la dixième heure ; chez les animaux qui, au lieu d'immun-sérum, ont reçu du sérum normal, elle s'opère au bout d'une heure et demie à deux heures.
En employant sur un lot de cobayes des quantités décroissantes de sérum anti, on peut arriver à déterminer la dose capable de faire disparaître le méningocoque en trente minutes par exemple.