‹ L'infection meningococciqueChapitre 51 sur 75 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

(prélèvement de l'exsudat 30 minutes après l'injection des m'crobes) |

Cent, cubes.

1/6 de culture, Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

0 microbe.

0 microbe.

0 microbe.

0 microbe, 0 microbe.

Microbes rares .

Microbes assez nombreux.

On fait donc des dilutions de sérum dans l'eau physiologique ; on en injecte 1 centimètre cube de liquide dans le péritoine.

Le lendemain, on injecte 1 centimètre cube d'une émulsion obtenue en raclant la culture dans 6 centimètres cubes d'eau physiologique.

Le tableau ci-joint montre les résultats que donne un sérum très actif :

Un sérum qui, à la dose de 0,25 centimètre cube, amène la disparition du méningocoque en trente minutes, peut être utilisé en thérapeutique humaine.

Les résultats obtenus sont pour ainsi dire constants. On peut, d'ailleurs, observer de cette façon la progression croissante de l'activité du sérum, au fur et à mesure des progrès de l'immunisation des chevaux.

Au bout de quelques vaccinations, le sérum assure la destruction du méningocoque à la dose de 1 centimètre cube, puis de 0,5, de 0,4, de 0,3, etc.

Cette méthode est celle qui semble donner jusqu'alors les résultats les

, plus comparables ; elle permet, plus que toute autre, de se rendre compte du pouvoir anti-infectieux du sérum antiméningococcique.

Mais l'approximation qu'elle donne n'est pas encore suffisante. On ne sera en possession d'un procédé de titrage vraiment rigoureux que le jour où l'on pourra déterminer la dose minima mortelle de méningocoques capable de tuer Panimal dans un délai constant, et la dose de sérum nécessaire pour la combattre.

Titrage par mensuration du pouvoir antitoxique. — Kolle et Wassermann, les premiers, ont titré le pouvoir antitoxique du sérum obtenu chez les chevaux vaccinés par les extraits autolytiques. Ils ont été suivis dans cette voie par Kraus et Dœrr. Dopter a montré que le sérum des chevaux vaccinés par les cultures vivantes seules présente ce pouvoir à un degré aussi élevé.

Kraus et Dœrr (1) estiment que cette méthode, à l'exclusion de toute

tre, est suffisante pour apprécier la valeur thérapeutique du sérum.

Voici comment on procède :

Dans des récipients stériles, on verse 1 centimètre cube du sérum

timéningococcique non chauffé qu'on se propose d'éprouver ; puis on Joute respectivement à chacun d'eux 1, 0,5, 0,4, 0,3, 0,2, 0,1 centimètre cube d'extrait autoly tique dont on connaît la toxicité. On mélange bien le tout et on laisse séjourner à l'étuve pendant trente minutes. On injecte alors chaque mélange dans le péritoine de cobayes de 150 à 180 grammes environ. On observe les variations du pouvoir antitoxique suivant que l'immunisation du cheval est plus ou moins avancée. Soit un extrait actif dont 0,1 centimètre cube représente la dose minima mortelle ; un centimètre cube du sérum peut ainsi neutraliser de deux à dix doses mortelles. Kolle et Wassermann estiment qu'un sérum neutralisant cinq doses mortelles peut être employé en thérapeutique humaine.

Tel est le principe général de cette méthode. Plusieurs objections importantes lui ont été opposées :

I^m 1^ La toxicité de l'extrait autolytique n'est pas uniformément cons- ^fànte dans ses effets sur l'animal. Dans la même série d'expériences, * certains cobayes succombent avec 0,1 centimètre cube d'autolysat ; d'autres qui en ont reçu 0,3 survivent. Il est vrai que Kraus et Dœrr, pour rendre ces résultats plus uniformes, ont proposé de remplacer l'eau distillée qui sert à émulsionner les cultures et où ces dernières macèrent, par la solution décinormale de soude. Par ce procédé, les résultats sont plus constants, mais Krumbein et Diehl, Dopter ont encore souvent ^constaté des différences importantes de nature à troubler les épreuves de IHh>rage antitoxique du sérum. Je relève ainsi dans mes essais des expé- '^^ences où, dans une même série, un cobaye, qui a reçu cinq doses mortelles d'extrait succombe, alors qu'un autre ayant reçu dix doses mortelles résiste. C'est ce qui ressort de la lecture des tableaux suivants :

Il cent, cube sérum -\- 1 cent, cube d'extrait = survit. 1 — +0,5 — — = mort en 12 heures.

1 — +0.3 — — = survit.

1 +0,1 — — = survit.

(1) Kraus et Dœrr, Wiener klinische Wochenschrift, 1908.

432 SÉROTHÉRAPIE AIs'TIMÉNINGOCOCCIQU E

1 cent, cub'? sérum + 1 cent, cube d'extrait = mort en 20 heures.

1 — - +0,5 — — = survit.

1 — +0,3 — — = mort en 10 heures.

1 — +0,1 — — = survit.

Il est bien évident qu'il serait fort imprudent de conclure dans ces conditions. De telles expériences ne sont guère aptes à faire apprécier à sa juste valeur le pouvoir antitoxique du sérum.

2° On ignore, en réalité, quels sont les poisons microbiens qui, au cours de la macération dont les germes sont l'objet, passent dans le liquide d'autolyse. Il est infiniment probable qu'il existe une toxine retenue par le corps microbien, et qui s'en est dégagée ; mais n'existe-t-il pas, en outre, des poisons différents, une albumine, une peptone peut-être, indépendante de la spécificité du germe ?

3° Enfin, d'après Krumbein et Diehl (1), les résultats valseraient encore suivant l'origine de l'extrait employé ; tous les méningocoques ne donneraient pas une toxine également neutralisable par un sérum donné. Inversement, un même extrait ne serait pas toujours neutralisé par des sérums d'origine différente.

Dans ces conditions, un dosage, établi sur ce principe, ne peut donner une idée exacte de la valeur antitoxique du sérum. De plus, les résultats seraient-ils satisfaisants, on ne peut admettre, avec Kraus et Dœrr, que le pouvoir antitoxique seul soit suffisant pour servir de critérium absolu dans l'appréciation de la valeur curative d'un sérum, destiné à combattre l'infection beaucoup plus assurément que l'intoxication.

En réalité, et pour conclure, une méthode de titrage rigoureux du sérum antiméningococcique est encore à découvrir.

APPLICATION DE LA SÉROTHÉRAPIE AU TRAITEMENT DE LA MÉNINGITE CÉRÉBRO-SPINALE

I. — Données générales sur le mode d'emploi du sérum antiméningococcique.

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