‹ L'infection meningococciqueChapitre 6 sur 75 · ÉTAT ÉPIDÉMIQUE, ASPECT DES ÉPIDÉMIES · texte numérisé non relu

ÉTAT ÉPIDÉMIQUE, ASPECT DES ÉPIDÉMIES

Bref la méningococcie, dans ses manifestations épidémiques, est une maladie grave, grave par le taux habituel de sa léthalité, grave aussi par les séquelles souvent indélébiles et les infirmités définitives qu'elle laisse chez les sujets qu'elle a frappés.

Durée des épidémies. — La durée des épidémies est extrêmement variable, mais d'une façon générale elle est assez longue. ïl en est quiseterjpinent après deux ou trois mois ; le plus souvent, elles persistent pen- \dant six mois, un an, deux ans dans la même collectivité. A Strasbourg, elle dura quinze mois, d'octobre 1840 à la fin de 1841, à Metz dix-sept mois, de décembre 1847 à avril 1849.

Parfois la méningococcie s'attache à certaines villes et s'y maintient ainsi avec une certaine ténacité : ainsi, pendant sept années consécutives (de 1837 à 1845), on la voit sévir à Rayonne ; elle persiste dans les mêmes conditions pendant cinq ans à Versailles, de 1839 à 1843. Autre exemple : à Avignon, elle apparaît en 1839 et persiste jusqu'en 1841 ; elle disparaît alors mais pour opérer un retour en 1845 et s'y maintenir pendant quatre ans, jusqu'en 1849. A Rennes, de 1897 à 19C5, on ne signale que quelques cas épars ; mais en 1906, 7 cas apparaissent ; 46 cas en 1907, 17 en 1908, 12 en 19C9.

L'histoire montre qu'elle s'est maintenue pendant plus longtemps encore en certaines grandes villes des Etats-Unis, comme Roston, New- York, Philadelphie ; à Philadephie (W. Ford), elle n'a cessé de régner pendant onze années consécutives.

18G4 144 cas.

11872 128 — 1873 246 — 1874 82 — ' A une époque plus rapprochée de nous, des faits analogues se produisirent, quoique moins prolongés, notamment dans certaines locahtés de Silésie, comme Reuthen, Tarnowitz, etc., qui furent atteintes pendant plusieurs années de suite, avec une rémission de plus ou moins longue durée, après laquelle de nouveaux épisodes survinrent.

I Enfin rappelons l'épidémie de Suède qui n'a pas duré moins de six ans, atteignant successivement toutes les provinces du sud au nord, et reparaissant chaque année dans les localités où elle avait cessé l'été précédent.

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Localisation des épidémies. — Rondin avait signalé, comme un des traits les plus caractéristiques de la méningite cérébro-spinale, sa tendance à se localiser à certaines agglomérations ou même à certains groupements plus ou moins restreints.

Il n'est pas rare en effet de voir l'affection se limiter à certains quartiers,

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