‹ L'Infection Paratyphique des Voies BiliairesChapitre 18 sur 55 · ROC · texte numérisé non relu

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L'abdomen est souple, mais la palpation permet de sentir les cordes coliques ascendante et descendante. La région épigastrique est sensible ; en appuyant au niveau de la vésicule on provoque une douleur assez vive et de la défense musculaire. Le foie déborde légèrement les fausses côtes ; il est uniformément tuméfié, on ne perçoit pas de saillie correspondant à la vésicule biliaire. ‘

La rate est à peine perceptible à la percussion.

Les autres organes paraissent sains.

L'ensemble des signes constatés chez notre malade, la tuméfaction du foie, les douleurs épigastriques et .cystiques avec

leur irradiation, la défense musculaire, tous ces troubles nous firent porter le diagnostic de crises hyperchlorhydriques liées à

de la lithiase biliaire. Ce qui confirmait notre opinion, c’est

que déjà, en 1905, à la suite d’une grossesse, la malade avait:

eu des coliques hépatiques accompagnées d’ictère. Depuis cette époque, à l’occasion de fatigues, elle eut cinq ou six crises plus légères, sans ictère appréciable,

2 novembre. — L'ictère s'accentue. Les conjonctives sont légèrement jaunes. Les matières sont peu colorées. Les urines soni foncées et contiennent des pigments biliaires. La malade continue à souffrir ; les vomissements persistent.

On prescrit le régime lacté, les lavements froids, 4 grammes de salicylate de soude, |

3 novembre. — Au milieu de la journée la malade est prise

d’un violent frisson, suivi d’une notable élévation de tempéra- .

ture h novembre. — L'état général s'aggrave. La malade est très déprimée. Les lavements ramènent une petite quantité de matiè-

res dures et complètement décolorées.

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