‹ L'Infection Paratyphique des Voies BiliairesChapitre 20 sur 55 · RE ES · texte numérisé non relu

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nous semblait indiquée ; mais elle fut refusée par la malade et

son mari.

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12 novembre. — Une accalmie se produit. Les frissons sont moins violents et moins nombreux. La stupeur diminue. La langue est encore sèche. Les vomissements bilieux persistent. Les selles sont toujours liquides, mais elles commencent à se recolorer et sont moins fréquentes : il n’y a plus que deux ou trois expulsions par jour. Les urines contiennent tou-

jours des pigments biliaires, mais elles sont plus abondantes.

13 novembre. — Malgré la persistance de la fièvre l’amélioration continue. L’ictère a presque complètement disparu ; les selles sont colorées ; la langue devient humide. La tumeur hépatique diminue de volume et ne déborde plus les fausses côtes que de trois travers de doigt ; la sensibilité et la défense musculaire sont exclusivement limitées à la région vésiculaire.

19 novembre. — Défervescence régulière en lysis depuis le 15. L'état général est bon ; il n’y a plus d'ictère, plus de diarrhée. Les selles sont normales et bien colorées : les urines sont clai

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res et leur quantité atteint & litre 1/4 à x litre 1/2. La tumeur vésiculaire a disparu, le ventre est souple.

24 novembre. — La défervescence est complète et définitive.

À partir du 26 on commence l'alimentation. La convalescence s'établit rapidement, et le 15 décembre la malade sort complètement guérie.

Recherches bactériologiques.— La culture du sang tentée le h novembre à la période initiale des manifestations infectieuses resta négative. Une deuxième tentative faite le 8 novembre permit d'obtenir en culture pure un bacille dont l'étude fera l'objet de la seconde partie de ce travail, et que nous pouvons classer parmi les paratyphiques B, du type Drigalsky. Ce bacille était bien la cause des accidents observés, car il était agglutiné rapidement au 1/1000 par le sérum de la malade ; nous ne pouvons apporter la preuve absolue de sa présence dans les voies biliaires, puisque nous n’avons pu cultiver le contenu de la vésicule ; mais nous avons constaté sa présence dans le sang au moment où les accidents hépatiques étaient au maxi- . mum, et rien, d'autre part, nc nous autorise à faire intervenir une infection secondaire, les symptômes hépatiques ayant suivi

une marche parallèle aux symptômes généraux.

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