RÉSUMÉ DE L'OBSERVATION
Pneumonie à pneumocoques. Début par Hémoptysie. Pneumothorax spontané partiel de la base gauche, chez un tuberculeux chronique. Décès au 6° jour.
Employé de commerce, entre à l'hôpital Villemin le 10-11-22, tuberculose familiale, signes d’imprégnation tuberculeuse, amai-
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grissement, sueurs nocturnes, asthénie, expectoration mucopurulente, assez abondante, souvent striée de sang.
À l’auscultation on trouve à gauche, souffle caverneux dans les fosses sus et sous épineuses, avec râles bulleux. Bronchophonie et pectoriloquie aphone. À droite submatite à la base, diminution de la respiration en général, quelques râles humides à fines bulles à la base.
Baciles de Koch abondants dans l’expectoration. Tension artérielle (Waquez) 15 1/2-9. Après deux poussées évolutives successives, pendant tout le mois de décembre, la température se maintient entre 36°8 et 37°4. Amélioration de l’état général. Le poids passe de 56 k. à 60 k.
En somme forme fibrocaséeuse chronique.
Le 13 janvier 1925 le malade crache pour la première fois du sang. L’hémoptysie est brusque et emplit un crachoir et demi.
Dans la nuit du 14 au 15, grand frisson unique, suivi d’un point de côté pénible à gauche. Dyspnée. La température atteint 40° le 15 au soir. Crachats rouillés adhérents au vase, d’ailleurs très peu abondants. À gauche, matité compacte à la percussion.
Le 16 janvier, pneumocoques abondants à l’examen direct et baciles de Koch.
Le 18, sensation de déchirure intrathoracique suivie de dyspnée et d’oppression. On constate à la base gauche de l’hypersonorité, avec souffle amphorique, tintement métallique et signe du sou très net, imposant l'idée d’un pneumothorax spontané.
TÀ l'écran on trouve, à gauche, a la base au-dessus du diaphragme zône hypertransparente de trois travers de doigt de hauteur, pas de refoulement de l'ombre cardiaque vers la droite, au-dessus de cette zone, et jusqu'au 4° arccostal postérieur zone opaque correspondant au bloc pneumonique.
Le 19. Etat général très grave, auscultation impossible, décès.
l’autopsie n’a pu être pratiquée.
DE
OBSERVATION II (Inédite, Clinique de M. le Professeur PARISOT)
Reb... Pierre, 17 ans, ouvrier.
RÉSUMÉ DE L'OSBERVATION
Pneumonie à pneumocoques chez un tuberculeux pulmonaire chronique. Pneumothorax spontané de la grande cavité survenu au 3° jour. Guérison.
Début vers le mois de mars 1925, par amaigrissement asthénie, toux sèche et fréquente, expectoration matinale, plusieurs petites poussées évolutives pendant les mois d'avril et mai, amaigrissement continu. Entre à l’hôpital Villemin le 6 janvier 1925. L'état général paraît franchement mauvais, bacilles de Koch nombreux dans l’expectoration.
Percussion à droite submatité de la fosse sus-epineuse et de la base. À gauche sonorité normale.
Auscultation, à droite en avant respiration soufflée et quelques craquements dans l’espace sous claviculaire, en arrière dans la fosse sus-épineuse respiration soufflée et quelques bouffées de râles humides à fines bulles. Quelques-uns également dans la fosse sous-épineuse. À la base frottements pleuraux. À gauche, respiration normale.
Tuberculose pulmonaire unilatérale fibrocaséeuse évolutive.
Dans la nuit du 12 au 13 janvier, frissons multiples, point de côté à la base droite, dyspnée, la température monte d'emblée à 40°. Faciès grippé.
14 janvier, matite compacte des 2/3 supérieurs du poumon droit, souffle tubaire et râles humides à grosses bulles, crachat pneumonique, quelques pneumocoques et bacilles de Koch.
15 janvier, dans la soirée le malade ressent une violente douleur intrathoracique, accompagnée de sensation de déchirement, suivie d'une dyspnée intense, pouls petit, hémithorax droit nettement dilaté, vibrations vocales abolies, tympanisme en avant et en arrière dans toute la hauteur, souffle argentin, tintement métallique, brei, pneumothorax total. |
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17 janvier, examen radioscopique, image aérique de la grande cavité pleurale droite médiastin très refoulé à gauche, poumon gauche normal sauf ombres hilaires.
Dyspnée toujours très considérable, décompression avec l’appareil de Kuss dont le manomètre indique une pression intrapleurale de + 6 — nouvelle décompression le 19, rendue nécessaire par le refoulement du médiastin.
À partir du 22, une zone de matité se développe pogressivement à la base droit, due à la transformation en hydropneumothorax.
Depuis cette date la température se limite entre 37° et 38°, l'épanchement tourne à la purulence et est ponctionné quand il devient gênant par son abondance, chaque ponction est suivie d’une réinsufflation.
Actuellement, malade très amélioré, reprise du poids, appétit excellent, mais l'entretien du pneumothorax est devenu impossible par suite d’adhérences.
OBERVATION III
(Inédite, Clinique de M. le Professeur PARISoT)
Gau... Louis, chauffeur.
RÉSUMÉ DE L'OSBERVATION
Pneumonie à pneumocoques suivie de pleurésie sérophro-
neuse et décès, chez un tuberculeux pulmonaire chronique.
En pleine santé, sans signes antérieurs d’imprégnation tuberculeuse, cet homme a le 4 février 1924 une forte hémoptysie, suivie de crachats hémoptoiques pendant 15 jours, et de réaction fébrile. Il quitte tout travail, tousse, maigrit et entre le 10 décembre 1924 à l’hôpital Villemin.
Auscultation, respiration soufflée dans la fosse sus-épineuse, râles sous-crépitants fins dans les fosses sus et sous-épineuses. À gauche, respiration normale.
Radioscopie, on constate à droite un aspect nuageux et marbrures
de la 1/2 supérieure du champ, grosses ombres hilaires bilatérales et travées irradiées vers le diaphragme, cœur très globuleux.
Bacilles de Koch dans l’expectoration.
Du 10 décembre au 20 janvier, l’état général s'améliore, gain de deux kilos, la température se maintient presque à la normale.
21 Janvier, le malade est pris de frissons multiples, suivis d’un point de côté à droite très pénible, avec dyspnée considérable, pommettes rouges, herpès labial, la température monte d'emblée à 40°, à la percussion submatite au sommet droit avec diminution de la respiration, pas de modifications stéthoscopiques à gauche.
22 Janvier, délire nocturne, toux sèche et pénible, expectoration rouillée, teinte d’abricot, matité des 2/3 supérieurs du poumon droit, souffle tubaire au sommet, bouffées de crépitants typiques, pouls dur 120, urines rares, foncées.
23 Janvier, nombreux pneumocoques encapsulés.
28 Janvier, la matite devient compacte dans le 1/3 inférieur du poumon, la matite des 2/3 supérieurs s’atténue, submatité, le souffle tubaire devient nettement égophonique. On pense dès ce moment à la présence d’un épanchement.
2 Février, cœur très refoulé à gauche, la gêne respiratoire considérable nécessite une ponction évacuatrice, 400 c° de liquide cétrin sont retirés.
Nouvelles ponctions de 800 c* chacune les 5, 9, 18, 25 février.
5 Février, mauvais état général, amaigrissement considérable, anorexie, le surajouté de l’hyposystolie avec œdème des membres inférieurs.
9 Avril, hémoptysie, état cachectique, décédé le 6 mai 1925.
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