TROISIÈME PARTIE
Doctrines relatives à Tinfection ou doctrines toxémiques.
La plupart des autenrs qui ont étudié l'action dupussur Torganisme ou recherché la nature de Tinfection purulente ont conclu à un empoisonnement. Mais l'accord n'a pas tardé à se rompre lorsqu'il s'est agi de spécifier et de déterminer le poison : trois doctrines ont alors été proposées.
Les uns ont cru à une intoxication soil par le pus, soit par un liquide putride quelconque, et ont fait de l'infection purulente une infection putride compliquée d'abcès viscéraux : c'est la doctrine de la septicémie embolique.
Les autres ont rejeté la nécessité de la putridité et ont considéré le pus pur comme l'unique poison de la pyohémie : c'est la doctrine de la pyohémie vraie.
D'autres enfin ont surtout envisagé les miasmes atmosphériques ; sans accorder d'importance à la pénétration du pus dans le sang, qu'ils ne jugeaient pas indispensable, ils ont regardé l'infection purulente comme une maladie infectieuse, miasmatique, au môme titre que la peste, le typhus, etc. : c'est la doctrine miasmatique ou du typhus chirurgical.
Mais avant l'époque où ces trois doctrines ont pris corps et ont été clairement formulées, c'est-à-dire avant
DOCTRINES TOXÉMIQUES. 157
1842, ï 846 et 4847, une longue période s'était écoulée où la nature toxémique de la pyohémie et ses rapports avec Vinfection putride avaient été entrevus. Les travaux de celte période, qui court de i 561 à 1 842, date de la thèse de d'Arcet, préparent les trois théories définitives ; ils en sont pour ainsi dire Texordp ; leur histoire exige un chapitre spécial.