PUS ET SUPPURATION
SOMMAIRE
§ I. — Caractères généraux de la suppuration.
Phlogogénie et pyogénie. Un microbe est pyogène à condition de
vivre dans un état de virulence modérée.
Foyer de suppuration. Limites du foyer, § II. — Histologie du pus.
a. Eléments purulents. — Leucocytes, lymphocytes, cellules embryonnaires, cellules fixes et endothéliums enflammés, etc.; corps étrangers du pus ; parasites du pus. Mortification progressive des cellules blanches. Pour faire du pus, l'hyperdiapédèse est nécessaire, mais insuffisante.
b. Nature des globules purulents. — Dégénérescence graisseuse, dégénérescence muqueuse des cellules blanches. Mort et liquéfaction des cellules dégénérées.
c. Sérum du pus. — Albumine, fibrine, mucine du pus. Analyse chimique des liquides purulents.
Variétés histo-chimiques du pus. Pus séreux, sanieux ; importance de tous les caractères de la suppuration. Les couleurs du pus.
d. Les vaisseaux et la suppuration. — Les gros vaisseaux sont respectés par le pus ; les petits vaisseaux, d'abord thrombosés, s'effondrent ensuite dans la collection purulente.
§ III. — Origine des éléments du pus. Pyogénie.
a. Mode de formation des collections purulentes. — L'hyperdiapé-
dèse s'explique par l'hyperplasie (leucocytose) des leucocytes au sein de leurs centres générateurs.
b. Pyogénie. — Nature des substances pyogènes. Aptitude pyogénique des individus. — La formation du pus est un effort et un procédé de guérison. Preuves tirées de l'évolution du furoncle. Flore des microbes pyogènes, commensaux habituels de l'homme : familles du staphylocoque, du streptocoque, du pneumocoque, du bacterium coli commune, etc.
c. Terrain propre aux cultures pyogènes. — La fonction pyogénique d'un microbe est purement accidentelle. Différences et variations individuelles ; tissus et organes réfractaires à la suppuration.
d. Voies et moyens d'apport des germes pyogènes. — a) effraction ; b) progression le long des conduits naturels ; c) embolisation.
Exemples tirés des lymphangites aiguës, piqûres anatomiques, amygdalites infectieuses, angines phlegmoneuses, bronchites et bronchopneumonies. Blennorrhagie et ses complications ascendantes; Embolies infectieuses. Les métastases et la dysenterie. La pneumonie et ses complications purulentes métapneumoniques. Déductions pratiques ; modifications de la constitution médicale et du génie épidémique actuels.
§ IV. — Evolution du pus,
a. Les germes dans le foyer de suppuration. — Traumatismes micro biens. Elaborations toxiques. Extinction des cultures, état bactéricide des humeurs ; rôle des microphages et des macrophages. Circonscription du foyer purulent.
b. Destruction des tissus. — La suppuration emploie un quadruple procédé pour détruire les tissus : i° action mécanique des microbes ; 2° ferments diastasiques sécrétés par eux ; 30 leucomaïnes du pus ; 40 ptomaïnes du pus.
c. Mode de progression du pus. — La membrane pyogénique ; son rôle, ses attributions.
d. Elimination du pus. — Progrès de la thérapeutique chirurgicale des collections purulentes. L'évacuation spontanée du pus à l'extérieur (peau) ou à l'intérieur du corps (cavités muqueuses) est la règle. Causes de la progression du pus. Les points faibles de l'organisme ; influence de la mobilité des régions atteintes, de l'origine (embo-
lie, infiltration, etc.) de la collection purulente. Digestion et nécrose des couches successives protectrices des organes. La membrane pyogénique se comporte comme une séreuse enflammée. Lenteurs de la cicatrisation.
e. Destinées du pus. • — La résorption totale ou partielle (caséifîcation, état chyliforme) possible, mais rare. Abcès caséeux tuberculeux et non tuberculeux, abcès tuberculeux séreux.
Réveil des suppurations éteintes ; réinfection pyogéniques secondaires, pelvipéritonites et ostéomyélites à répétition.