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IL -* PROLIFÉRATIONS CELLULAIRES

Tel est, compris dans son ensemble, le premier stade des processus réactionneis causés par l'inflammation. Si les éléments qui se sont tuméfiés, ou pour mieux dire qui ont rassemblé leur protoplasma (j) sous la poussée phlogogène, ne succombent pas malgré la persistance de la cause irritante, habituellement alors ils entrent en multiplication.

() Rindfleisch. — Histol '. patliol ., voir la figure 47, p. 89, qui représente les cellules fixes de la cornée tuméfiées et ayant rentré leurs prolongements et la comparer avec les dessins de Metchnikoff. Leçons sur V Inflammation, 1891.

Hyperplasies nucléaires. Karyokinèse

Aussitôt commence un nouveau travail prolifératif, dans lequel le pouvoir génésique, force inhérente à toute cellule vivante, va se mettre en mouvement. C'est la mise en œuvre de la fonction vitalepar exellence, de Y irritabilité formative on prolifique, dont l'exagération était considérée par Virchow comme l'un des trois grands phénomènes réactionnels caractéristiques de Y inflammation cellulaire. Cette idée doctrinale du grand anatomo-pathologiste correspondait à une série indiscutable de faits admirablement observés et décrits, et dont nous réviserons bientôt la genèse et la physiologie pathologique.

Le point capital consiste en ceci : que les éléments d'un tissu enflammé prolifèrent plus ou moins vigoureusement et réagissent de la sorte contre toute cause nocive.

Ainsi présentées, les hyperplasies cellulaires ne constituent qu'un des modes réactionnels de la matière vivante mise en présence des actes inflammatoires.

Avec la prolifération cellulaire s'ouvre la longue série des travaux de réparation consécutifs aux désordres produits par la cause phlogogène. La multiplication des cellules, qui s'effectue par la multiplication directe (cytodiérèse) ou indirecte (karyomitose) du noyau, est le premier acte tangible des élaborations successives qui vont avoir lieu.

Passons rapidement en revue cette multiplication cellulaire : ce sera pour ainsi dire étudier l'origine des hyperplasies cellulaires inflammatoires.

La multiplication directe des noyaux, si fort en honneur avant les belles recherches de Strassbiirger, Flemming,

Zeigler et ses élèves sur la karyomitose, est aujourd'hui presque complètement rejetée dans l'ombre. La plupart des histologistes modernes n'accordent presque plus aux éléments, tant soit peu différenciés, le pouvoir de se multiplier par division directe.

Seuls, les globules blancs du sang conserveraient cette faculté. Encore, parmi ces derniers, les recherches récentes de Spronck, Gulland, Metchnikoff, accordent-elles aux gros globules blancs mono-nucléaires des mammifères le droit à la karyokinèse (*), âlors que les trois autres variétés de leucocytes (lymphocytes, cellules éosinophiles et leucocytes polynucléaires ou neutrophiles) ne posséderaient que la division directe.

Les travaux de Ziegler et de ses élèves, ceux de Toupet ont démontré péremptoirement que la multiplication par division indirecte des cellules de la série conjonctive est, pour ainsi dire, de règle dans tous les processus réparateurs ou néo-formateurs.

Tout récemment encore le professeur Cornil établissait la même filiation pour les cellules de la moelle des os expérimentalement enflammée.

Si, comme cela arrive très fréquemment lorsqu'on étudie les lésions anatomo-pathologiques de Thomme, les multiplications cellulaires ne présentent plus dans les tissus les figures caractéristiques de la karyokinèse, il ne faut s'en prendre qu'aux retards obligatoirement imposés par notre législation pour l'examen des pièces anatomiques. Non seulement

(i) Peremechko, dès 1870, avait vu les leucocytes se diviser d'une manière indirecte .dans l'intérieur des vaisseaux sanguins. Spronck isole, par une double ligature, un segment vasculaire, le plonge dans le liquide de Flemming et compte deux leucocytes en karyokinèse par mille globules blancs.

la mort, qui permet encore une certaine mobilité aux globules blancs et prolonge leur diapédèse pendant quelque temps, arrête brusquement la division indirecte des noyaux dans les cellules, mais elle semble même rejeter la matière nucléaire dans le stade de repos et supprimer ainsi le plus grand nombre des figures karyokinétiques.

Aussi, ne voit-on bien la karyokinèse que sur des pièces extrêmement fraîches et particulièrement sur les tissus inflammatoires ou sur les tumeurs, rapidement enlevés et bien fixés par les liquides conservateurs (le liquide de Flemming, ou le sublimé, de préférence).

La karyokinèse réalise une tendance à la réparation des désordres produits par les nécroses cellulaires voisines. Il faut donc le remarquer avec soin, tant que le processus de régénération des tissus, souvent exubérant, ne dépassera pas notablement le but à atteindre, on ne pourra parler d'hyperplasie cellulaire.

Par conséquent, quel que soit le mode de division employé parles éléments cellulaires en voie de prolifération, il n'en reste pas moins acquis que, dans le plus grand nombre des processus inflammatoires, les éléments réagissent en se multipliant et en formant de nouveaux organismes destinés à remplacer ceux qui ont souffert ou qui ont été détruits.

Souvent, il est vrai, le procédé de réparation cellulaire dépasse les limites normales de l'organe. Ainsi se crée un état nouveau, une sorte de pléthore néo-élémentaire plus ou moins circonscrite dans un tissu, dans une partie de l'organe atteint.

Hyperplasies cellulaires

Lorsque la pléthore néo-cellulaire, au lieu de rétrograder, demeure plus longtemps persistante, elle organise une série de lésions groupées par les auteurs sous le nom ^hyperplasies cellulaires.

Cette lésion élémentaire constitue un nouvel état de choses qui modifiera de fond en comble le terrain antérieurement bouleversé par les procédés inflammatoires.

Il est bon de reconnaître que, d'habitude, ce sont surtout les éléments de la série conjonctive qui subissent cette exubérante végétation, laquelle dépasse ainsi, plus ou moins largement, le but désiré.

Nous avons vu, en effet, le tissu conjonctivo-vasculaire, réagissant contre les causes phlogogènes, devenir réglementairement le siège d'une prolifération cellulaire parfois extraordinaire. Les éléments fixes se multiplient en foule et forment ces nombreuses cellules épithélioïdes, fibroblastes de l'avenir, dont la végétation indéfinie pourra produire ultérieurement telle ou telle sclérose hypertrophique.

Nous avons montré que, pendant ce temps, les endothéliums vasculaires poussent leurs prolongements protoplasmiques dans tous les sens. Peut-être aussi laissent-ils échapper ou créent-ils, de toutes pièces, des cellules vaso-formatives qui vont s'organiser, à la surface des séreuses aussi bien que dans les mailles du tissu cônjonctif interstitiel des organes enflammés.

Les différentes espèces de globules blancs se mettent également à végéter, même une fois diapédésés, et les tissus avoisinants se gorgent des sucs transsudés.

Cette hyperplasie élémentaire s'accompagne d'une néofor-

mation conjonctive et vasculaire souvent extrême au début, mais qui, habituellement, une fois le travail cicatriciel mis en train, ne tarde pas à se réduire. Souvent même le travail de résorption qui doit amener la rétraction cicatricielle, s'esquisse d'une manière hâtive.

Au contraire, l'hyperplasie cellulaire se prolongeant outre mesure pourra produire des tuméfactions persistantes. Un des exemples les mieux connus se rencontre dans les chéloïdes cicatricielles, sorte de fibromes subaigus, donnant naissance à une véritable tumeur d'origine inflammatoire.

Dans le tissu conjonctif interstitiel des viscères, l'hyperplasie des cellules connectives trouvera parfois le moyen de développer certains types de cirrhose hypertrophique subaiguë (inflammations interstitielles hypertrophiques), surtout bien étudiés dans le foie par Lancereaux et ses élèves.

Il arrive encore qu'une semblable vitalité hyperplasique atteigne des éléments plus hautement différenciés. On sait, par exemple, avec quelle facilité les cellules épidermiques sont susceptibles de proliférer à l'excès, sur toute l'étendue de la peau; sous l'influence d'une cause irritante minime, mais prolongée, l'épithélium s'accumule d'une manière extraordinaire (cors, durillons, œils de perdrix) ; le derme lui-même prend souvent part au processus hyperplasiques (papillomes, poireaux, crête de coq, végétations en chouxfleurs, etc.).

Dans les canaux glandulaires, les cellules épithéliales prolifèrent parfois et s'accumulent, au point d'oblitérer plus ou moins complètement la lumière du canal

(!) L'inflammation des canaux collecteurs contenus dans la pyramide de Malpighi, au cours de l'intoxication cantharidienne expérimentale (Cornil), en est un exemple des plus remarquables.

Certaines hypertrophies glandulaires, relevant plus habituellement d'un processus inflammatoire chronique, sont même capables de déterminer une augmentation considérable d'un organe déjà normalement volumineux.

Fig. XVI. — Hépatite hypertrophique palustre. Hyperplasie nodulaire parencliymateuse. Grossissement ÎJJL

a, nodule d'hyperplasie trabécuiaire comprimant les cellules hépatiques voisines.

b, néo-canalicules biliaires isolés au milieu d'une plaque scléreuse.

Le foie offre de fréquents exemples d'une pareille lésion. Uhépatite hypertrophique palustre, dont je dois un beau spécimenà l'amabilité de mon maîtreetamile Dr Qinquaud en réalise le type le plus saisissant.

D'ordinaire cependant, les épithéliums glandulaires ne

(4j Voici l'observation résumée : Hyperplasie nodulaire. Cirrhose hypertrophique palustre ; foie pesant 3.200 grammes ; hépatite nodulaire; hyperplasie considérable des trabécules hépatiques ; légère sclérose péri-nodulaire, formation de pseudo-canicules

végètent pas ainsi à l'excès. Ils se contentent de tendre à remplir les vides laissés par leurs voisins détruits.

Il est même exceptionnellement rare qu'ils parviennent à régénérer des fragments importants d'organe. Les intéressantes recherches expérimentales de Pétrone, de Tuffier et Toupet sur le rein, de Tizzoni, de Colucci sur le foie, tout en prouvant l'admirable pouvoir de végétation d'un viscère sain traumatisé et réséqué, répondent malheureusement peu aux données habituelles et communes de la pathologie humaine.

Il est inutile d'insister davantage sur les hyperplasies cellulaires épithéliales, déjà étudiées d'ailleurs à propos des évolutions nodulaires. Rappelons néanmoins que dans les hypertrophies inflammatoires des glandes munies de canaux excréteurs, l'hyperplasie des épithéliums peut être extraordinairement proliférative. L'endométrite végétante hypertrophique, l'acné hypertrophique, la gastrite chronique catarrhale sont des exemples trop connus pour qu'il faille y insister.

Il est toutefois un tissu, le tissu musculaire lisse aussi bien que le strié, dont les hypertrophies et les hyperplasies élémentaires ne se rattachent, bien souvent, que d'une manière tout à fait indirecte aux lésions inflammatoires voisines. Les faisceaux musculaires semblent réagir sous l'influence d'un travail mécanique qui leur est imposé.

Le cœur vient-il à être plus ou moins gravement frappé par une endocardite valvulaire ? Les processus inflammatoires,

biliaires isolés au milieu de la cirrhose. L'hypertrophie des cellules hépatiques, bien évidente à un fort grossissement, se manifeste par la présence, au milieu des coulées trabéculaires, d'énormes cellules épithéliales polynucléées, de 3 à 7 noyaux, et mesurant parfois jusqu'à so et 56 ;x sur 24 et 32 [X. La rate pesait 2.300 grammes.

circonscrits au niveau de tel ou tel orifice, occasionnent bientôt, à distance, une gêne dans le débit de la colonne sanguine ; le myocarde lutte contre l'obstacle et ne tarde pas à s'hypertrophier.

En même temps d'ailleurs qu'elles s'épaississent, les parois de la cavité cardiaque la plus directement affectée se dilatent d'ordinaire, dans des proportions variables, ce qui contribue à augmenter le volume de l'organe. Cette dilatation hypertrophique du cœur, partielle ou totale, fausse souvent sur le vivant les calculs du clinicien, et rend délicate l'appréciation exacte du degré d'hypertrophie atteint par le myocarde.

Le résulat de cette lutte, parfois presque indéfiniment prolongée (*), ne peut guère se manifester, lorsqu'aucun accident n'en vient entraver la marche, que par l'augmentation du double, à peine du triple du poids normal de l'organe. Nous avons fourni, jadis, quelques-unes des raisons de cette délimitation forcée de l'hypertrophie cardiaque.

Notons, en passant, que quel que soit le siège de l'obstacle, il faut, pour permettre à l'hypertrophie du myocarde de se produire, que le jeu de l'organe tout entier -demeure encore relativement facile (2). Cela est vrai, non seulement pour la totalité ou même pour Tune seule des quatre individualités constitutives du cœur (atrophie du ventricule gauche amoin-

(') L'âge du malade à l'époque de l'apparition des lésions valvulaires, une certaine vigueur congéniale attribuée au myocarde, la force et la résistance individuelles plus ou moins prolongées, expliquent les différences cliniques observées d'un malade à un autre, pour une même lésion valvulaîre. La cause de l'endocardite chronique, l'étendue, la forme, la progression des lésions n'y jouent souvent qu'un rôle secondaire.

(2) C'est ainsi que la péricardite chronique calleuse, de nature à peu près exclusivement tuberculeuse, si j'en crois mes propres observations, dilate les cavités cardiaques qu'elle enserre, mais ne permet guère l'hypertrophie de leurs parois. L'inverse a souvent lieu, on le sait, lors de symph)^se lâche, rhumatismale ou non, du péricarde : la dilatation n'y est que tardive et l'hypertrophie peut s'y produire dans des proportions notables.

dri dans son fonctionnement par le rétrécissement mitral,etc), mais encore pour tout autre organe ou portion d'organe musculairement constitué.

Les muscles lisses n'échappent pas à cette loi : l'hypertrophie des couches musculeuses de la vessie, de l'estomac ou de l'intestin au-dessus de tout obstacle, est la règle.

Or, l'examen des parties démontre que l'hypertrophie des fibres musculaires préexistantes ne suffit pas pour expliquer l'énorme accroissement qui a eu lieu. L'hyperplasie, par conséquent la néoformation de fibres musculaires, doit y avoir sa part ; elle se produit par un mécanisme qui échappe encore aux recherches; elle s'accompagne d'ailleurs habituellement d'une hypertrophie du tissu interstitiel.

La cause de la gêne fonctionnelle et, par suite, celle de l'hypertrophie du muscle, peut être plus intime encore, siéger au voisinage même des faisceaux musculaires lisses ou striés.

On peut souvent, sur la coupe, apercevoir au milieu d'une plaque de myocardite scléreuse des cellules musculaires énormes ; on trouvera dans la gastrite chronique diffuse scléro-hypertrophique (cirrhose gastrique, linite plastique de Brinton) des parois musculaires trois ou quatre fois plus épaisses que normalement et aussi riches en tissu fibroïde qu'en faisceaux musculaires hyperplasiés ('). La rétro-péritonite calleuse, si remarquablement décrite par Hanot et A. Gombault, produit par un mécanisme analogue la même hypertrophie diffuse des couches musculaires de l'estomac (2).

(') Letulle. — « Cirrhose gastrique et péritonéale ». Bull. Soc. clinique de Paris, et Bull. Soc. anat., 1879.

(2) Hanot et A. Gombault. — «Etude sur la gastrite chronique avec sclérose sousmuqueuse hypertrophique et rétro-péritonite calleuse ». Arcli. Physiol. norm. et path., 2e série T. IX, p. 412. Paris, 1882.

Sans vouloir aborder une discussion critique inutile, il est bon de rappeler que dans certaines formes d'une maladie chronique du tissu conjonctif, maladie sclérosante et progressive, longtemps dénommée néphrite interstitielle, cataloguée depuis quelques années par certains auteurs sous le vocable défectueux $ artériosclérose, on rencontre assez souvent un épaississement hypertrophique des artérioles à type musculaire, et cela, dans telle ou telle partie plus ou moins limitée de l'organisme.

Il s'agit, dans ces cas, d'une artériolite hypertrophiante, exagérant pour un temps indéterminé sa musculature péricanaliculaire et semblant se rattacher à une hypertension artérielle plus ou moins prolongée. Cette hypertrophie musculaire des parois artérielles, sur laquelle Ewald, Senator, Charcot (v) et Brault (2) tour à tour insistèrent, peut s'accompagner également d'un épaississement hypertrophique de l'endartère.

L'hyperplasie des fibres-cellules musculaires est parfois assez considérable pour doubler, tripler même la hauteur de la membrane moyenne. Elle peut, franchissant la lame élastique interne, parsemer même l'endartère de fibres contractiles.

C'est, je pense, ce type d'artérite chronique hypertrophique qui fut entrevu, mais mal interprété, à cause de leur technique histologique défectueuse, par Gull etSutton (3) dans leur intéressante étude sur la fibrose artério-capillaire.

On retrouvera encore de semblables hyperplasies muscu-

(!) Charcot. — «Maladie de Brigth et néphrite interstitielle ». Revue de médecine, 1881, p. 592.

(2) Brault. — « L'inflammation », Arch. gén., de méd., 1885.

(3) Gull et Suttok. — Medico-surgic. Transac. Vol. LV, p. 273. 1872.

laires lisses au niveau des différents canaux cylindriques contractiles de l'organisme, comme autour de leurs cavités vésiculeuses annexes (uretère, vessie, trompe de Fallope et utérus) lorsque quelque lésion chronique inflammatoire aura troublé, de près ou de loin, leur fonctionnement.

Il y a plus : sous le coup des poussées inflammatoires subaiguës, certains tissus, certains organes non musculaires ou à peine musclés à l'état normal deviennent le centre de néo-formations musculaires. L'exemple le plus remarquable en est fourni par le rein dont le système musculaire cortical (Henle) et surtout péripapillaire (Eberth) s'hypertrophie, parfoisd'une manière considérable, pendant l'évolution dediverses lésions chroniques affectant la glande urinaire (Jardet) (1).

Il en est de même pour certaines maladies chroniques de la peau (papillomes, lèpre, (*), éléphantiasis) dans lesquelles les fibres musculaires subissent une hyperplasie numérique quelquefois incalculable (:!).

Lorsqu'on examine d'ailleurs, à ce point de vue spécial, le tissu interstitiel du poumon, de la rate ou de la capsule surrénale, de la mamelle, de la protaste, ainsi du reste que celui des membranes séreuses musclées, l'albuginée, l'endocarde, on est parfois frappé de la quantité anormale de fibres musculaires rencontrées dans ces divers organes, au cours de certaines inflammations chroniques progressives.

Ces constatations simplifient le problème soulevé par la

(1) Jardet, — '< De la présence dans les reins à l'état normal et pathologique, de faisceaux de fibres musculaires lisses ». Arch. de Physiol. norm. et Path. 30 Série, T. VII. p. 83. 1886.

(2) Virchow. — Pathologie des Tumeurs. T. II, p. 307 et T. III, p. 317.

(3) L'hypertrophie de la couche dartoïque, dans un cas d'éléphantiasis du scrotum que je dois à l'obligeance de mon ami le Dr Bazy, était extrême. Les placards musculaires y prédominaient sur les travées scléreuses.

présence de nombreuses cellules musculaires lisses qu'on voit autour de certains vaisseaux, artérioles néo-formées au milieu

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Fig XVII. — Néo-formations artérielles dans une vieille adhérence pleurale envahie par la graisse. Grossissement

a, alvéoles pulmonaires déformés, sous-jacents à la plèvre viscérale

p, plèvre pariétale parsemée de cellules adipeuses

c, charbon infiltrant le tissu pleural et les alvéoles pulmonaires

g, cellules adipeuses logées dans la plèvre pariétale

V, coupe d'une veine pulmonaire sous-pleurale

n, artère néo-formée au milieu des adhérences plurales

s, adhérences pleurales parsemées de cellules adipeuses et de vaisseaux.

de vieilles adhérences inflammatoires pleurales ou péritonéales. (Artérialisation des néo-membranes).

L'organisation d'une couche moyenne, musculaire (!),plus ou moins épaisse, autour d'un vaisseau néoformé représente un stade déjà singulièrement élevé dans les néoplasies de la matière vivante. Cette ordination morphologique devient une nouvelle preuve des sollicitations puissantes exercées sur l'organisme par les procédés inflammatoires subaigus ou chroniques.

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