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LES DÉGÉNÉRESCENCES

SOMMAIRE

Généralités sur les dégénérescences, dégénérescences inflammatoires et spécifiques. Lésions régressives.

§ I. — Dégénérescences élémentaires et interstitielles .

Dégénérescence hyaline, masses hyalines intra-cellulaires ; travées hyalines inter-élémentaires.

§11. — Dégénérescences proprement dites.

a) Calcification. — Artérites et athérome. Calcification physiologique (libres de Sharpey). Epithéliums calcifiés.

b) Dégénérescence amyloïde. — Nature et caractères histo-chimiques de la matière amyloïde. Kératinisation, conjonctine. Associations dégénératives.

c) Caséification. — Caractères des dégénérescences caséeuses. Les processus de caséification. Nécrose coagulante et caséification. Exemples tirés de la tuberculose, pneumonie caséeuse.

Caséifications toxi-infectieuses. Destinées de la matière caséeuse. Ulcérations et calcifications tuberculeuses.

Tout processus inflammatoire aigu ou chronique détermine, dans la vie des éléments cellulaires qu'il atteint, une double série de perturbations matérielles et fonctionnelles,

qui se traduisent, au point de vue anatomo-pathologique, par des dégénérescences et par des réactions inflammatoires.

N'accorder qu'à ces dernières les caractères spécifiques de l'inflammation serait, nous croyons l'avoir prouvé par tout ce qui précède, commettre une erreur grave. L'inflammation se définit, en somme, beaucoup moins par ses effets, que par ses causes. Or, toute cause est phlogogène qui bouleverse, d'une manière aiguë, subaiguë ou chronique, la vie d'un élément; sinon, il faudrait supprimer du cadre de l'inflammation tout ce qui ne se rattacherait pas directement aux végétations exubérantes du tissu conjonctif. Le procès de ces idées doctrinales arriérées me paraît définitivement réglé et je n'y reviens plus autrement que pour terminer la série des lésions dégénératrices chroniques qui n'avaient pas trouvé leur place au cours des chapitres précédents.

Quand on parle des dégénérescences d'origine inflammatoire, on n'entend pas seulement, en effet, les nécroses aiguës ou chroniques des éléments cellulaires ; on a également en vue les lésions chroniques régressives atteignant la gangue interstitielle. De cette façon, toute nécrose lente et progressive d'un tissu connectif appartient aussi bien aux dégénérescences inflammatoires, que les dégénérescences graisseuses ou granulo-graisseuses, que les atrophies simples ou pigmentaires des cellules conjonctives ou des cellules épithéliales.

Ainsi comprises, les dégénérescences inflammatoires ne manquent pas d'un certain intérêt, surtout les dégénérescences chroniques. Qu'elles atteignent un organe ou un tissu, les dégénérescences se caractérisent toutes par une diminution progressive de la vitalité des parties touchées. Au début des lésions, ce n'est pas forcément la mort absolue, complète,

irrémédiable ; c'est, plus simplement, l'envahissement des parties (mises en état d'hypotrophie), par une ou plusieurs substances, soit inaptes à leur rénovation chimique, soit même hostiles à leurs échanges moléculaires,

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