‹ L'inflammation [electronic resource]Chapitre 8 sur 101 · IL — EXPÉRIENCES SUR LE TISSU CONJONCTIF SOUS-CUTANÉ · texte numérisé non relu

IL — EXPÉRIENCES SUR LE TISSU CONJONCTIF SOUS-CUTANÉ

La prépondérance excessive accordée par Cohnheim aux phénomènes vasculaires, à l'exclusion de tout le reste, estelle justifiée par la totalité des expériences et par l'unanimité des observations ? Pour le savoir, interrogeons les faits les plus simples, se rapprochant autant que possible des inflammations spontanées.

Réunion immédiate d'une plaie aseptique

La réunion immédiate d'une plaie cutanée aseptique se fait sans phénomènes vasculaires et avant la karyokinèse. — Prenons, par exemple, les téguments bien propres, aussi aseptiques que possible d'un animal, ou même de l'homme, opération courante en chirurgie, et pratiquons sur eux une incision assez profonde pour diviser le derme et l'hypoderme, sans léser cependant quelque gros vaisseau nourricier. Le tissu conjonctif sous-jacent aux couches épidermiques n'est pas, plus que le mésentère, accoutumé à vivre à l'air libre. Supposons donc stérile, ou tout au moins aseptique, l'air atmosphérique qui va baigner notre plaie; supposons stérilisé d'une façon parfaite l'instrument qui nous a servi et méticuleusement aseptiques les doigs de l'opérateur. Si la doctrine de Cohnheim était irréprochable dans son exclusivisme, la mise à nu d'un tissa conjontif sain devrait nécessairement reproduire, le long de l'incision, la série des phénomènes inflammatoires; il s'y devrait ajouter même quelque chose de plus, à cause de l'épanchement inévitable d'une certaine quantité de globules rouges et de fibrine ; ce qui,

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