‹ L'influence des événements actuels sur la Pathologie: Etude comparative des Affections médicales observées à l'Hôpital de Saint-Denis de juillet 1937 à août 1939, d'une part, et d'août 1940 à juillet 1942, d'autre partChapitre 12 sur 29 · AGE · texte numérisé non relu

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inusitée et leurs aspects cliniques anormaux. La fonte caséeuse brutale des lésions de type broncho-pneumonique, la bilatéralisation d’emblée, l’évolution écourtée sont les caractères à signaler au premier plan des formes actuelles. Les auteurs concluent par une note pessimiste pour l'avenir.

Ces mêmes auteurs insistent, dans une autre communication, sur la gravité toute particulière de la tuberculose rénale actuelle chez l’adulte. Ils la rapprochent de l'allure présente des tuberculoses pulmopaires. RME

Sézary constate que la dénutrition incontestable n’a augmenté ni le nombre, ni la gravité des cas de tuberculose cutanée.

Ch. et Fr. FLanpix font les mêmes constatations. Ils notent d'autre part une augmentation certaine des cas de maladie de Hopexix. Ces auteurs ont été également frappés par la fréquence relative des lupus érythémateux dont la nature tuberculeuse leur paraît prouvée par la constance des réactions positives à la tuberculine. è

Il s’agit là d'observations faites dans des services hospitaliers ou centres de triage.

Marcel More, statisticien du Comité national de la défense contre la tuberculose arrive aux mêmes conclusions.

La mortalité de la tuberculose de l’appareil respi-

raloire a augmenté, d’après Marcel Moine, dans les six premiers mois de 194r de 20,4 % et celle attribuée aux formes de tuberculose viscérale autres

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que pulmonaires de 30,4 %, comparativement à la moyenne des six premiers mois de 10939.

Jean Quivx étudiant des statistiques, portant sur des examens radiologiques dans un dispensaire mutualiste d'assurés sociaux, trouve que le nombre des examens positifs est passé de 25 %en 1939 à 35 % en 1941. Il montre que ces résultats positifs sont beaucoup plus nombreux chez les sujets de 11 à 20 ans. Mais surtout, sur cent dépistages, il trouve trentesix formes graves au lieu de trente, soit un accroissement de 20 #,.

Nous devons à la bienveillance de M. le D' Scnrapr, Médecin assistant de l'Hôpital de Saint-Denis, Directeur du Bureau municipal d'Hygiène de cette ville, des statistiques sur la morbidité de l'agglomération dyonisienne. ê

En 19471, sur 1.142 décès on trouve une mortalité - tuberculeuse de 195, soit de 2,9 pour 2/4 (au lieu de 1,45 pour toute la France en 1938 et de 2,14 pour Paris en rg41.

Que faut-il conclure de toutes ces observations ?

L'augmentation du nombre de cas de tuberculose, quoique discutée, semble admise par tous les auteurs. Maisil ressort surtout de ces observations que la fréquence des formes graves est plus importante.

Parmi ces formes, les auteurs ont insisté sur les formes suraiguës, les broncho-pneumonies tuber— culeuses, les formes rapidement évolutives, à généralisation rapide.

J. Guillaume 2

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