L'ŒUVRE DE GRÉGOIRE DE NYSSE
L'œuvre de Grégoire de Nysse comprend (') :
1° Écrits d'exéirèse : 'ATroXoyTiTixb; Trept ttiç 'E^arjixlpou. A été écrit vers 379 à la requête de Pierre, évêque de Sébaste et frère de Grégoire. C'est une défense de l'Hexahéméron de Basile.
Uec\ xxTa<TX£UT,ç àvOptoTTû'j. Écrlt aussl à la demande de Pierre de Sébaste. 11 complète, en traitant de la création de l'homme, l'Hexahéméron de Basile. Ce traité a été composé avant le précédent, comme Grégoire l'indique lui-même dans le traité sur l'Hexahéméron.
nspt ToO 8iou Mwuffécoç. — Adressé à un certain Césaire qui n'est pas le frère de Grégoire de Nazianze. Grégoire essaye de montrer dans la vie de Moïse un symbole de la vie chrétienne. La ôewpta proprement dite est précédée d'une upoOso^pta qui résume la vie de Moïse.
Etç TTjV £7riypacpT,v twv iJ;aX[i.c6v, en deux livres. Grégoire s'efforce d'y démontrer que la division en cinq parties du psautier représente les cinq degrés qui conduisent 1 ame à la perfection.
'E;rjYT|(7tç àxoiêv-jÇ etç tov 'ExxXT|(7ta(7Tr,v xou SaXojxoJvToç, en huit
homélies. Grégoire veut montrer que le but de l'Ecclésiaste est d'élever l'âme au-dessus des sens. Cet écrit est mentionné dans l'article de Suidas.
'E;r|YTj(Ti; àxotêvjç et; xà ao-{jt.aTa Tt5v àcfxdcTwv, en quinze homélies. Le traité est adressé à Olympias. Suidas en fait également mention dans son article. Le Cantique des Cantiques est
(1) Nous reproduisons le groupement donné par Bardenhewer. Palynologie, édition française, par P. Godet et G. Verschaffel, de l'Oratoire. Tome II, p. 107 et suiv.
l'œuvre de GRÉGOIRE DE NYSSE. 49
expliqué par Grégoire comme symbolisant runion de l'âme avec Dieu.
Ilept TYjç èYYa(7Tpt(ji,u6ou. Lettre à Tévôque Théodose pour démontrer que ce n'est pas Samuel qui est apparu à Saûl et à la magicienne d'Endor, mais un démon ayant pris la forme de Samuel.
Eîç T7)v npo(7ei>;(TjV, cinq homélies commentant l'Oraison dominicale. Cet ouvrage est souvent cité par saint Jean Damascène dans ses Parallèles.
Etç Toùç [xaxapKTijLouç, en huit homélies. Cité dans les actes du concile d'Éphèse, par Théodoret dans ses Dialogues, par saint Jean Damascène dans ses Parallèles, etc. Commentaire du ch. V de Matthieu.
IL Ecrits de métaphysique et de théologie.
Aoyoç xaxri/TiTtxb; 6 [/.iyaç. — Grand discours catéchétiquc en 40 articles. C'est un exposé des dogmes fondamentaux du christianisme pour répondre aux attaques des païens, des juifs et des hérétiques. Grégoire aborde le mystère de la Trinité, le dogme de la Rédemption et le mystère de l'Incarnation, la question du Baptême et de l'Eucharistie.
Ilpbç Eùvoixiov àvTippTqTtxoç Xoyoç. — Réfutation d'Eunomios. Eunomios, évêque de Cyzique, déposé en 360 parce qu'il était suspect d'arianisme, avait écrit pour sa défense un 'ATroXoyviTixoç
Xoyoç. Basile y répliqua par son 'AvaxpeTrxtxbç toO (XTroXoyYiT'.xoi) tou
ouaaé^ouç Eùvojj-iou. Aussitôt après la mort de Basile, Eunomios publia un écrit en trois livres où il attaquait Basile et développait ses doctrines. C'est contre elles et pour défendre son frère défunt que Grégoire écrit sa réfutation. On ne sait exactement si elle comptait XII ou XIII livres. Une lettre de Grégoire à Pierre de Sébaste et la réponse de Pierre attestent que Pouvrage a été écrit à l'instigation de ce dernier.
'AvTtppYjTixbç Trpbçxà 'ATcoXXtvapi'ou. — En deux livres, réfutation du traité de l'Incarnation d'Apollinaire, évêque de Laodicée.
KaxQc 'ATToXXtvapiou. — Lettre à Théophile, évêque d'Alexandrie, qui complète l'écrit précédent.
IIspl xou }X7) slvat xpeT; ôsouç. — Adressé à un certain Ablabios. Très court.
'Ex xwv xotvœv âvvoiwv 7:pbç 'EXXrivaç. — Porte également sur le dogme de la Trinité.
riEpi ufarscoç. — Ail tribiiii Simpliciiis. — Sur la divinité du Christ et du Saint Esprit.
Aôy^^ xa-rk 'Apstou xat HaSeXXiô'j.
Ilspt Tou iyjo'j Ilv£Û|iaToç xal Maxeôoviâvtov t(ov nv£U|xaTO{xâ)^(ov. —
Ces deux traités ont été découverts par Angdo Mai.
— riept Tuy-yj; xal àvadrâdetoç 6 Xoyôç 6 "kEyô^ievoç xà Maxptvta. —
Dialogue de Gréeroire avec sa sœur Macrina. Macriua avait fondé une communauté religieuse de femmes sur les bords de l'Iris dans le Pont. En 379, Grégoire revenant du concile d'Antioche se rendit auprès de sa sœur, comme il le raconte dans sa Vie de Macrina. Elle allait mourir, et eut avec lui sur l'âme et la résurrection lenlretieu qu'il rapporte ici. Photius fait mention de cet ouvrage, CGXXXIII, et Suidas en atteste l'authenticité.
— Kark siaapaévT,;. — Grégoire y défend la liberté humaine contre le fatalisme astrologique. Anastase cite le début dans Quaest. 19. — D'après Tillemont, cet écrit aurait été composé à Constantinople en 381 (Mémoires, tome IX, p. 586 et sqq).
— Ilcpt vrjTrio)^' 7100 ojpaç àoaoTTx^oaévwv. — Adressé à Hieriiis, préfet de Cappadoce pour expliquer pourquoi Dieu permet ces morts prématurées.
III. Écrits d'ascétisme. — Ilept tou -t Xpicnavov ovo|Jt,a 7) kiziyye'XiLOL,
Adressé à un certain Harmonius.
— Ilspt T£X£tÔTT,Toç. — Au moluc Olymplos.
n£pl TOU XaTX Osbv (7X07I0U.
— IlEpi 7rap0£vi'aç, précédé d'une iTc.aToXr, TrpoTpETrTixri £iç tov xaT '
àp£Tr,v fiiov. Écrit vers 370.
— Ilobç Toùç à/6ou.£vou; Taiç £7rtTt[jLr,ff£cri. — On ne Sait à qui ce
traité est adressé.
IV Discours : npoç toùç ppaSùvovTaç £tç To Bà7tTi(7u.a.
Contre les usuriers : xaTa to5v toxi^ovtojv.
Sur l'amour des pauvres : 2 homélies : TTcpl cpiXoTrTwyt'aç xal
£U"7T0lïaÇ.
— IIcoç Toùç 7r£v9ouvTaç £7rt Toiç àub tou TrapôvToç j^tou Ttpoç tov aïôtov u.e8i(7Ta|jLévo'.ç.
— Sur son ordination, — Ce titre d'invention récente ne
répond pas à l'objet du discours. Il n'y est pas question de l'ordination de Grégoire. Jean Damascène l'intitulait n£pl ttjç Iv
KwvdTavT'.vouTToXEi xaTa(7Tàcr£0L)ç TOU ôcytou rpriyoçioo (sur la Situation
l'œuvre de GRÉGOIRE DE NYSSE. 51
de saint Gréi^oire à Gonstantinople). Si ce titre est acceptable, il faut probablement placer ce discours en 381.
— Sur la divinité du Fils et du Saint-Esprit, et sur la foi d'Abraham. Prononcé à Constantinople en 383, d'après Tillemont, IX, p. 586. Théodoret en parle avec éloge dans ses Dial. De même Jean Damascène I, de Imag., etc.
— Etç Tviv viaspav tojv cpcoxcov : Sur le joup des lumières, où fut baptisé Noire-Seigneur.
— Sur le saint Jour de Pâques. 5 homélies : Ek rh aytov nâa/a
y.al Tuspt TYJç xpnqtxépou Trpoôsaaiaç tyjç tou Xpiarou avaaTàcrswç.
— Eloge ( 'Eyxwjxiov £iç Toùç àytouç T£(7<7apà>covTa (xàpTupaç) deS
quarante martyrs. Comprend deux homélies, suivies d'un discours d'éloge (Xoyoç £yxwij.ia(7Ttxbç) sur le même sujet.
— Eloge du grand martyr Théodore ('Eyxwixtov elç tôv [xéyav [j,àpTupa 0£6o(opov.)
— Sur le Saint-Esprit ou pour la Pentecôte. (Aoyoç eU rh aytov nv£u|i.a).
— Sur l'ascension du Christ, que la coutume de Cappadoce
nomme £7ut<7(o^o[/,£VY). Ecç ttiv tou XptaTûî) àvàX7]'|tv, TT|V \eyou.iv't]v TW ETCt^wpiw Twv KàTTTraBoxtov 'éOei, etc..
— Éloge de saint Etienne, le premier martyr. ('Eyxioixtov eU
TGV aytov HxÉcpavov xbv 7rpa)T0[i.àpTupa).
— Autre éloge de saint Etienne, le premier martyr.
— Oraison funèbre de son frère Basile. ( 'ETrixoccpioç Aoyoç £t; tov
ïôtov ao£Xcpbv, TOV [xÉyav BacriXEiov).
— Éloge de notre vénérable père Ephrem ('Eyxwjxiov sk xbv oatov TcaTÉpa -^iixàiv 'Ecppafui.).
— Oraison tunèbre de Mélèce, évêque d'Antioche, en 381.
('ETTiTOCcpioç Aoyoç £tç TGV u.Éyav MeXÉtcov).
— Etç riouX/Epiav Xoyoç. Oraison funèbre de Pulchérie, fille de Théodose et de Placilla, en 385.
— Oraison funèbre de l'impératrice Placilla en 385. ('ETitTàcptoç Xoyoç £tç nXaxiXXav BaçriXtcffav).
— Vie de saint Grégoire le Thaumaturge (Etç xbv pi'ov tou àyt'ou
rpiqyopt'ou TOU OaujxaToupyou).
— Vie de sainte Macrina. (Etç tov jitov t-^ç bataç Maxptv-^iç).
— Lettres, au nombre de 26. Mais la lettre XXVI, au moine Evagrius, paraît être plutôt de Grégoire de Nazianze.
— Suivant Bardenhewer, nous écarterons de l'œuvre de Grégoire de Nysse les écrits suivants :
— Sur ces paroles de TÉcriture : « Faisons l'homme à notre image : Eîç zx tt,? rcaoTjÇ ^r,u.aTa : Ilotr,a(t)u.ev àvOpcoTcov xax 'slxova vjtxETÉpav xat ôfioîoxrtv. — En deux sermons qui figurent dans les éditions de Basile.
— Ce que c'est que d'être fait à l'image de Dieu et à sa ressemblance. Probablement apocryphe. (Ilept toû ti' laxi xb, xa-
x't'.xôva ©eo-j xai xaô' bu.oiui'jiv).
— Dix syllogismes contre les Manichéens, qui sont tirés du traité de Didyme contre les ^^lanichéens.
— Le traité de l'âme, fragment d'un ouvrage deNémésius sur la nature de l'homme (Tcept ^u/9îç).
— Exhortation à la pénitence. — Ce traité est de saint Astérius. (npoTpETTTixbç Trpb; (xeràvotav).
— El; 7rap£içêa(Ttv vrjdTeiôiv. — Ce traité est aussi de saint Astérius.