‹ L'Influence e la seconde sophistique sur l'œuvre de Grégoire de NysseChapitre 4 sur 28 · AVANT-PROPOS. VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VII

dit — figures de mots, figures de pensées, etc. — et d'aborder ensuite Texamen de l'invention, de la composition, etc. Ce sont là deux genres de questions bien distincts et on peut estimer qu'il y a intérêt pour la netteté du plan à ne pas les confondre. Cependant ce n'est pas Tordre que j'ai choisi. Un contact prolongé avec l'œuvre de Grégoire m'a amené à penser que cette distribution des matières — très claire assurément, — fausserait la physionomie de mon sujet. J'ai préféré distinguer dans l'éloquence de Grégoire les quatre ou cinq tendances générales qui lui donnent son caractère, et la série de procédés par laquelle se manifeste chacune de ces tendances. Ce plan bouleverse sur certains points l'ordre traditionnel, tout en restituant beaucoup plus fidèlement, selon moi, la réalité. On s'étonnera peut-être de trouver à la suite du chapitre sur la comparaison, et avant l'étude de procédés de style comme la paronomase, etc., et les yopyîeia, G)(^y)[AaTa, le chapitre sur les Ecphrasis. L'Ecphrasis n'est pas un procédé de style, mais une forme d'exposition. Sans doute^, mais il est incontestable que chez Grégoire de Nysse elle est l'épanouissement de tendances de style qui se manifestent dans la comparaison. Une preuve en est qu'un certain nombre d'ecphrasis se présentent chez Grégoire dans le cadre de la comparaison, tandis que le premier membre de certaines comparaisons se développe au point de constituer une véritable ecphrasis. De même, au lieu de mentionner Foxymoron parmi les figures du style, je n'en ai parlé qu'à la fin du chapitre sur la dialectique. C'est que l'oxymoron, chez Grégoire, n'est que la formule d'une des tendances de sa dialectique : le goût du paradoxe. En suivant à travers le styhî de Grégoire, d'une part les traces <ie son goût pour l'expression concrète de l'idée, de l'autre les effets de sa tendance au paradoxe, je suis arrivé à ces deux types achevés et définitifs, points terminus des deux courbes : l'ecphrasis et l'oxymoron. Je n'ai pu me résoudre à décom-

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