FORME CATARRHALE
Cette seconde forme de la maladie diffère de la précédente par son mode de début ; elle a, de plus, des allures plus réduites.
Le début ressemble beaucoup au rhume vulgaire ; c’est d’abord un simple coryza dont on se préoccupe fort peu pendant deux ou trois jours. Les malades, d’ailleurs, n’ont pas de fièvre et ont conservé leur appétit.
Mais bientôt le tableau change. Ce ne sont plus, comme dans la forme nerveuse, des frissons qui secouent le malade :
celui-ci éprouve une sensation de froid dans le dos et le lono (e,
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de la colonne vertébrale, sensation persistante qui le gêne péniblement. Nous avons entendu plusieurs fois, dans les hôpitaux de la marine, des malades dire qu'il leur semblait avoir du linge mouillé dans le dos.
Enfin la toux arrive, et d'emblée elle prend un caractère qui, sans être alarmant, force le malade à en tenir compte et à suspendre ses occupations.
Comme dans la forme précédente, cette toux est sèche, quinteuse, très pénible; elle donne lieu à de l'oppression, à une sensation de cuisson rétro-sternale très vive, parfois même à une douleur au niveau de l’hypochondre. C’est pendant ces crises que l’on a vu survenir des épistaxis.
La fièvre peut manquer, duns cette forme, durant toute l’évolution morbide ; mais, ce qui ne fait jamais défaut, comme dans les autres formes d’ailleurs, c’est cette faiblesse, cette lassitude qui persiste parfois longtemps et retarde toujours la convalescence. :
On le voit, d’après cette description, la caractéristique de cette seconde forme est l'élément catarrhal qui se traduit, dès le début, par du coryza et par un peu de bronchite, ce qui n'empêche pas l'élément nerveux de s’y joindre: la céphalalcie, les douleurs lombaires, la lassitude existant, en effet, comme précédemment.
D'ailleurs, si ces deux formes ont été observées distinctement, il faut bien convenir aussi que très souvent on les trouve chez le même malade. C’est de leur mélange que naissent les nombreuses variétés qui se présentent à l'observation.