CHAPITRE IV
LA DISSOCIATION DE PERSONNALITE HUMAINE PENDANT l'initiation
Pendant le sommeil, l’âme consciente n'enregistre plus les données des sens physiques et les perceptions des mondes extérieurs ne l’atteignent pas. Elle réside en dehors du corps grossier et ne communique qu’avec les corps subtils, éthérique et astral, lesquels échappent à l’observation physique. Or l’activité de ces corps subtils ne s’arrête pas pendant le sommeil, et de même que le corps physique en relation avec les choses et les êtres du plan physique est impressionné par leur action, de même l’âme vit intégralement dans le monde supérieur et cette vie se continue durant le sommeil. Des exemples éclaireront le mode d’activité de l’âme humaine par le moyen de ces véhicules subtils pendant
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le sommeil. 11 s’agit d’un cas scientifiquement étudié avec tous les moyens d’investigation dont dispose la clairvoyance. Il illustrera le sujet dont nous parlons.
Un jeune homme était sur le point dépasser un examen décisif pour son avenir, il avait pendant longtemps travaillé avec application et se trouvait à la veille de l'épreuve très aflaibli. Le jour suivant il lui fallait paraître à huit heures précises devant ses examinateurs. Il voulait s’accorder une nuit de bon repos, mais à cause de son épuisement, il redoutait de ne pas s’éveiller à temps, c’est pourquoi il prit la précaution de prier un voisin de frapper à sa porte à six heures. Il put ainsi s’endormir sans arrière-pensée. Le matin il s’éveilla, non par l’intervention de cette personne, mais à la suite d’un songe. Il entendit six coups de feu violents et au sixième, il s’éveilla. Sa montre qui n’avait pas de sonnerie marquait six heures, il s’habilla et une demi-heure plus tard le voisin frappa à sa porte. Il était alors effectivement six heures, car sa montre, par hasard, avait dans le cours de la nuit avancé d’une demi-heure.
Ainsi le songe qui l’avait éveillé s’était réglé sur les indications fausses de cette montre. Or, qu’était-il arrivé ? L’âme de ce jeune homme
était naturellement restée en activité pendant son sommeil. Cette activité intérieure avait le soir précédent pour objectif l’heure, de sorte qu’un lien s’était établi entre l’âme et la montre, et le matin l’âme marquait six heures comme la montre. Et cette activité de Tâme se manifestait pour l’homme par le songe symbolique grâce auquel il s’éveilla. Il ne saurait être question d’un réveil fortuit dû à la clarté du jour ou à toute autre cause, puisque Tâme s’était réglée non sur l’heure véritable, mais sur l’heure erronée indiquée par la montre. Ainsi, elle avait fidèlement veillé pendant que l’homme physique se reposait, car ce qui caractérise le sommeil n’est pas l’inactivité, mais bien l’inconscience de l’activité.
Lorsque la pratique de l’occultisme a transformé le caractère du sommeil dans le sens que nous avons précédemment indiqué, il se trouve en état de suivre consciemment tout ce qui se passe autour de lui, et il peut se diriger dans le monde environnant tout comme s’il s’agissait de ses expériences à l’état de veille. II est bon toutefois de remarquer que la perception consciente de l’entourage physique représente déjà pendant le sommeil un degré supérieur de la clairvoyance.
Les caractères particuliers du songe et du sommeil se perpétuent à partir de ce moment sans
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discontinuer dans tout le cours de l’existence. L'âme vit sans interruption en contact avec les mondes supérieurs, elle y exerce son action, elle y puise les mobiles qui l’influencent dans son existence normale. Mais chez l’homme ordinaire ce contact avee le monde spirituel est inconscient. Aussi longtemps que les yeux de son âme ne sont pas ouverts, des forces supérieures la dirigent à leur gré, et de même qu’un aveugle né, guéri par une opération voit son existence se transformer et devenir tout autre depuis qu’il peut se conduire sans guide, de même l’occultisme métamorphose la vie humaine. Les guides que l’homme avait auparavant l’abandonnent à ses propres aspirations. 11 est compréhensible que dans les débuts il soit sujet à bien des erreurs que la conscience ordinaire ne soupçonne pas, car il agit à présent indépendamment, du haut d’un plan où jusqu’ici il obéissait à des puissances supérieures, et ces puissances supérieures font partie du système mondial. Le disciple s’affranchit donc de cette hiérarchie et maintenant c’est par lui-même qu’il doit se décider à des actions que l’univers accomplissait auparavant pour lui, à son propre insu.
C’est pour ces raisons que dans les écrits qui traitent de l’occultisme, il est si souvent parlé des
dangers liés à rentrée dans les mondes supérieurs. Ces descriptions sont de nature à intimider les courages et à remplir les esprits d'effroi à régard de cette nouvelle vie. Mais il faut dire bien haut que des dangers n'existent que pour celui qui a oublié les règles de la prudence élémentaire. Quand ces règles ont été observées et que le disciple a suivi de point en point les avis du véritable occultisme, alors, s’il est vrai que son essor soit marqué par des événements qui dépassent en grandeur tragique tout ce que l’imagination la plus hardie peut concevoir, on ne saurait cependant parler d’un danger réel pour la santé ni pour la vie. Certes l’homme apprend à connaître des puissances terrifiantes qui l’enveloppent de leurs menaces, mais il connaît en même temps les moyens d’utiliser ces forces pour le bien. La tentation est grande de les faire servir à l’intérêt personnel ou de les employer par ignorance pour des buts illicites. Nous décrirons plus loin quelques-unes de ces forces hostiles, mais n’oublions pas qu’elles existent aussi bien pour celui qui les ignore ; il est vrai que dans ce cas leur relation avec l’humanité est soumise à des lois impérieuses et que cette relation se modifie quand l’homme pénètre dans leur univers autrefois inconnu, mais il exalte ainsi sa propre
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iadividualité et enrichit dans une mesure incroyable le cercle de son action. Il n’y a devrai danger que si le disciple par impatience ou par orgueil veut affronter trop tôt certaines expériences sans attendre d’avoir suffisamment pénétré dans le secret des lois spirituelles. L’humilité et la modestie sont dans ce domaine une qualité réelle bien plus encore que dans la vie quotidienne, mais quand le disciple les possède vraiment, il peut être assuré que son initiation ne comportera ni pour sa santé ni pour son existence aucun danger réel.
Avant tout il ne faut pas qu’une dissonance s’établisse entre les expériences supérieures et les réalités de l’existence quotidienne, les devoirs de l’homme le retiennent sur la terre et ce serait manquer à sa destinée que de vouloir échapper à ces devoirs sacrés pour s’évader dans un autre monde. Mais ce que les sens perçoivent n’est qu’une partie de l’univers, et c’est l’essence, spirituelle qui renferme les causes des phénomènes sensibles. Il faut participer soi-même à l’esprit pour comprendre ses manifestations en ce monde. L’homme transforme la terre en y semant la semence de l’esprit, c’est là son devoir, et la raison pour laquelle nous devons nous élever jusqu’au monde spirituel est précisément
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que le monde sensible en dérive et qu’on ne peut agir efficacement sur cette terre qu’en cherchant ses mobiles dans la région de l’univers qui contient toute force créatrice. C’est dans cet esprit qu’il faut aborder l’occultisme sans dévier un seul moment de la direction que l’on s’est fixée, alors on n’a pas à redouter le moindre danger. Les dangers qui peuvent survenir en cas d’imprudence ne doivent détourner personne du sentier mais uniquement être un encouragement constant pour l’acquisition des qualités indispensables au véritable disciple.
Après ces observations préliminaires destinées à bannir toute crainte, nous allons décrire quelques-uns de ces prétendus dangers.
Une transformation profonde se produit dans les véhicules subtils, elle est liée à une évolution nouvelle des trois activités fondamentales de l'âme, volonté, sensibilité et pensée. Ces trois forces se trouvent normalement dans une relation déhnie par les lois universelles. L’homme n’est pas libre de vouloir, de sentir ou de penser à sa fantaisie. Lorsqu’une représentation déterminée surgit dans la conscience, la nature lui associe forcément un certain sentiment ou une certaine détermination en rapport avec elle. Si l’on entre dans une chambre et qu’on la trouve obscure,
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on ouvrira naturellement la fenêtre. Si Ton s'entend appeler par son nom, on répondra à cet appel; si Ton voit un objet qui sent mauvais, on éprouve un sentiment de déplaisir. Ce sont là des associations très simples et automatiques entre la pensée, la sensibilité et la volonté. Si l’on regarde de haut dans son ensemble la vie humaine, on constate qu’elle repose tout entière sur des associations de cette nature. Bien plus, on appelle « normales » les existences où ces associations existent et Ton considérerait comme contraire à toute loi raisonnable qu’un homme, par exemple, n’éprouvât pas un sentiment désagréable par suite d’une mauvaise odeur et qu'il ne répondît pas à une question. Le but que l’on poursuit par l’éducation ou par l’enseignement, c’est précisément d’instituer solidement ce lien entre la pensée, le sentiment et le vouloir. Et les représentations que l'on suggère à un enfant sont destinées à évoquer plus tard certains sentiments et certaines déterminations, conformément aux lois de la raison. Tout cela vient du fait que dans les corps subtils de l’homme les centres d'où émanent ces trois forces sont en quelque sorte associés et que cette association se reflète dans le corps physique. Dans les phases supérieures de révolution humaine, les liens qui unissent ces trois
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facultés essentielles sont brisés. Cette rupture ne se produit d’abord que dans les corps subtils, mais elle se répercute dans le stade suivant sur le corps physique. Le cerveau d'un homme spirituellement évolué se divise littéralement en trois parties indépendantes. Cette division n'est pas perceptible à la vue physique ni vérifiable par aucun instrument, mais le clairvoyant la constate nettement comme la coexistence de trois entités bien distinctes : le cerveau — pensée, le cerveau — sensibilité, et le cerveau — volonté.
Lorsque les trois centres se sont ainsi libérés de toute dépendance les uns vis-à-vis des autres, c’est à la conscience supérieure éveillée en Thomme que revient la charge d’en régler les rapports. Le disciple constate ce changement en remarquant qu’il n’existe plus chez lui aucun lien entre une représentation et un sentiment ou entre un sentiment et une détermination s’il ne crée lui-même consciemment ce lien. Il peut maintenant rester insensible devant un phénomène qui lui inspirait auparavant un sentiment de sympathie profonde ou de violente haine.
11 peut demeurer inerte à l’égard d’une pensée qui l’aurait auparavant rempli d’enthousiasme. Il peut se déterminer à des actions pour lesquelles n’existe chez l’homme ordinaire aucun
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mobile. 11 a réalisé cette grande conquête de diriger en toute liberté l’action commune ou réciproque des trois forces de Tâme. Mais en revanche cette action est remise sous son entière responsabilité.
Cest seulement par cette transformation de son être que l’homme peut entrer en relations conscientes avec certaines forces et certains êtres supra-sensibles. Car il existe une parenté entre les forces essentielles de l’univers et les facultés de son âme. Par exemple la force qui réside dans la volonté peut agir sur certaines manifestations de l’essence spirituelle et les percevoir. Mais elle ne le peut que lorsqu’elle s’est libérée de toute entrave à l’égard du sentiment et de la pensée. Aussitôt que l’automatisme est rompu, on peut constater Faction extérieure et indépendante de la force volontaire, et il en est de même pour les forces de la pensée et de la sensibilité. Lorsqu’un homme éprouve pour un autre un sentiment de haine, ce sentiment est visible au clairvoyant sous la forme d’un léger nuage lumineux d’une certaine coloration et ce clairvoyant peut écarter ce sentiment de haine tout comme dans le monde physique un homme ordinaire peut écarter le coup qui le menace. La haine dans le monde supérieur est un phénomène visi-
ble. Mais si le clairvoyant peut le percevoir, c’est parce qu’il est capable d’extérioriser la force qui réside dans sa sensibilité, de même que Thomme physique extériorise la réceptivité de son œil, et il en est des réalités plus importantes tout comme de la haine. L’homme ne peut entrer en contact avec elles que par la libération des forces essentielles de l’âme.
Grâce à la dissociation que nous avons décrite, il peut se présenter, si on oublie les prescriptions du véritable occultisme, trois sortes de dangers de nature à troubler l’évolution normale de Têtre humain. Le premier se produit si les liens sont rompus avant que la conscience supérieure soit assez avancée dans la connaissance pour pouvoir par elle-même et librement établir l’harmonie nécessaire entre les trois forces de l’âme, car, en règle générale, ces trois forces ne progressent jamais également dans une période déterminée de l’existence. Chez certains hommes, c’est la pensée qui l’emporte, chez d’autres c’est une autre des trois forces. Aussi longtemps que l’action harmonique des forces reste soumise aux lois universelles, la prédominance de l’une d'entre elles ne saurait avoir d’action perturbatrice sur l’être supérieur. Chez l’être volontaire, par exemple, les lois universelles donnent à la pensée et aux sen-
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timeiits la puissance de contre-baiancer les excès auxquels pourrait se porter une volonté déréglée ; mais si cet être volontaire entre sur le chemin du développement occulte, cette influence normale du sentiment et de la pensée cesse complètement d’agir sur la volonté qui se porte à des débordements effrénés, et si Thomme n’est pas assez maître de sa conscience supérieure pour pouvoir rétablir de sa propre autorité l’harmonie disparue, alors la volonté ne connaît plus de lois et tyrannise constamment l’être humain. Le sentiment et la pensée sont réduits à une impuissance totale, et l’homme tombé en esclavage est pour ainsi dire flagellé par cette puissance arbitraire. Un être de violence est né, sans cesse porté à de folles déterminations.
La deuxième aberration résulte du déchaînement de la sensibilité. C’est ainsi qu’une personnalité naturellement encline à la dévotion et au respect peut tomber dans une dépendance absolue qui va jusqu’à la perte de sa volonté et de sa pensée propre. Au lieu de parvenir à la connaissance supérieure, cette personnalité est alors condamnée au dépérissement et à la perte graduelle de sa force, ou bien il arrive que cette prédominance de la sensibilité fait tomber dans un mysticisme maladif et funeste les natures
portées à la piété et aux sentiments religieux.
Le troisième danger résulte du développement excessif de la pensée. On voit alors surgir un état d’âme contemplatif, hostile aux manifestations de la vie et renfermé en soi-même. Pour ces hommes, le monde n’a plus d^autre intérêt que la satisfaction de leur soif sans limites de connaissance. La pensée ne saurait plus les pousser à l’action, ni leur inspirer un sentiment profond. Ils considèrent toutes choses avec une froideur indifférente. Ils fuient le contact avec les réalités de la vie, comme une chose répugnante ou tout au moins qui a perdu tout attrait pour eux.
Telles sont les trois sortes d’aberration dans lesquelles peut tomber le disciple : la folie de la volonté, le dérèglement de la sensibilité et la froideur insensible de la pensée abstraite. Pour l’observateur vulgaire et même pour la médecine officielle, les êtres en proie à ces erreurs ressemblent de très près à des fous ou tout au moins à des névrosés. On comprendra donc combien l’occultisme a raison d’exiger que les trois forces de l’âme se développent en harmonie avant de se dissocier et d’être soumis à l’unique contrôle de la conscience supérieure, car une fois que la faute a été commise et que Tune des
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forces fondamentales est tombée dans le dérèglement, la naissance de l’âme supérieure ne peut plus produire qu’un être anormal et incomplet. La force déchaînée s’empare de la personnalité tout entière et pendant longtemps il n’est pas possible de songer à remettre toutes choses en équilibre. Pour l’homme non évolué, le fait d'être une nature volontaire, sentimentale ou méditative, constitue un trait de caractère inoffensif. Mais ces prédominances prennent chez le disciple une forme si aiguë et si dangerereuse qu’il y perd son humanité normale faute de laquelle il se trouve désemparé dans l’existence.
A vrai dire le danger n’est véritablement sérieux que quand le disciple a acquis la faculté de renouveler à l’état de veille les expériences du sommeil. Aussi longtemps qu’il n’a pas dépassé le stade de l’illumination partielle du sommeil, les sens et l’entendement continuent pendant la veille à exercer sur l’âme leur influence équilibrante. C’est pour cette raison qu'il est si nécessaire que la vie du disciple à l’état de veille soit une vie normale, saine et réglée à tous égards. Plus il travaille à satisfaire aux exigences extérieures en maintenant son âme, son corps et son esprit en état de vigueur et de santé et mieux cela vaut pour lui, mais il est déplorable que la
vie quotidienne puisse contribuer à exciter ou à déséquilibrer son système nerveux et que cette influence pernicieuse s^ajoute ainsi à l’action des modifications profondes qui se poursuivent dans sa vie intérieure. Il doit rechercher tout ce qui permet le libre jeu de ses facultés et de ses forces et tout ce qui peut favoriser une entente harmonieuse entre lui et son entourage et il doit par contre éviter tout ce qui peut troubler cette harmonie et introduire dans son existence l’inquiétude ou Tagitation. Ici encore, l’essentiel n’est pas d’aplanir les manifestations extérieures de cette agitation, mais bien plutôt d’éviter les oscillations perpétuelles qui en résultent dans les états d"âme, les pensées et l’état de santé. Tout cela est plus malaisé au disciple qu’à tout autre homme, car les expériences supérieures dont les souvenirs se tissent dans la trame de sa vie quotidienne exercent une action ininterrompue sur son être tout entier. Et s’il y a dans ces expériences supérieures quelque chose d’anormal, le détraquement le guette et vient saisir la première occasion pour le jeter hors du droit chemin. Aussi ne doit-il rien négliger de ce qui peut lui permettre de maîtriser ses émotions. En aucune circonstance, il ne doit perdre le pouvoir de considérer toutes les situations de la
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vie d’un regard calme et assuré. Mais la véritable discipline occulte confère naturellement ces qualités, car tout en enseignant à connaître les dangers possibles, elle donne au moment opportun la force de les conjurer.