‹ L'initiéChapitre 6 sur 8 · SI · texte numérisé non relu

SI

ingénieux, que la maternité de plus clairvoyante que vos amis qui tiennent de ces trois grandes divinités...

Je bénis le hasard à qui nous devons notre rencontre; car monsieur Joseph a disparu pour toujours, et comme il a su se soustraire à tous les pièges que j'ai tendus pour savoir son vrai nom, sa demeure, je serais mort de cha-

grin....

Tenez, lisez sa lettre.

Mais vofis le coîmaisst*^?

Godefroid Int ce qui suit ;

« Monsieur le baron Bourlac, les

• sommes que, par ordre d'unr' dume «charitable, nous avons dépensées r> pour vous, montent à quirrze raille » francs. Prenez-en note, pour les faire

• rendre, soit {<ar vous-iiêoie, «^oif >ar » V V âii-Ccnr • , lorsque !a proj^périté »de votre famille le permettra; car » c'est le bien des pauvres. Quand cette » reslilutioii sera [)ossibie, vei.sez les ïsuiDmes doîil vou^^erez débiteur chez » les frères Mongenod, banquiers. Que » Die i vous pardonne vos fautes \,...v

Cinq croix formaient la mystérieuse signature de cette lettre, que Godefroid rendit.

— Les cinq croix y sont, dit-il en se parlant à lui-même.

— Ah ! monsieur, dit le vieillard, vous qui savez tout, qui avez été l'envoyé de cette dame mystérieuse....

dites- moi son nom !

— Son nom ! cria Godefroid, son

nom !

jf^mj^i.s ! ne cherchez jamais à le savoir !

Ah ! ma(Upa6, dit Go4efroicl en prenant dans ses mains tremblantes la main de madame de Mergi, si vous tenez à la raison de votre père, faites qu'il reste dans son ignorance, qu'il ne se permette pas la moindre démarche !

Un étonnnement profond glaça le père, la fille et Auguste.

—r C'est? demanda Vanda.

— Hé bien, celle qui vous a sauy^é vQtre fille, reprit Godefroid en regardant le vieillard, qui vous l'a rendue jeune, belle, fraîche, ranimée, qui l'a retirée du cercueil; celle qui vous a épargné l'infaoïie de votre pelit-lils ! celle qui vous a rendu la vieillesse heureuse, honorée, qui vous a sauvé tous trois...

il s'arrêta.

— C'est une femme que vous avez

envoyée innocente au bagne pour vingt ans ! s'écria Godefroid en s'adressant au baron Bourlac ; à qui vous avez pro» digue, dans votre ministère, les plus cruelles injures, à la sainteté de laquelle vous avez insulté, et à qui vous avez arraché une tîile délicieuse pour l'envoyer à la plus affreuse des morts, car elle a été guillotinée ^..

Godefroid, voyant Vanria tombée sur un fauteuil, évanouie, sauta dans le corridor; de là, dans l'allée d'Antin, et se mit à courir à toutes jambes.

— Si tu veux ton pardon, dit le ba-

ron de Bourlac à son petit-fils, suis-moi cet homme et sache où il demeure !

Auguste partit comme une flèche.

Le dénoûment.

(suite.)

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