‹ L'inquiétude religieuse du temps présentChapitre 36 sur 62 · Voir mon volume Vers la. vérité, p · texte numérisé non relu

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morale, » etc., si tant est que, pour les premiers, ces mois puissent en conserver une^.

Scherer estime qu'en jugeant Robespierre, Marat, Danton, Saint-Just, Bonaparte avec Textrême sévérité qu'il montre à leur égard, Taine n'est pas resté fidèle aux principes de sa philosophie de l'histoire, et l'opinion de la critique en général, tant celle des amis que des ennemis, sur les tomes II et suivants des Origines, comparés au tome P'", c'est qu'ils sont une inconséquence, une palinodie, une faillite — regrettable, disent les uns, heureuse, disent les autres — au système exposé et suivi par Taine dans les Essais de critique et cV histoire, dans la Littérature anglaise et dans V Ancien régime.

Ce n'est point un malheur de chan<^er d'avis. Ce n'est même pas un malheur de se tromper, à condition qu'on le sache et qu'on le reconnaisse.

La connaissance de lui-même, de la nature de son propre esprit, de ses limites, de ses faiblesses, de ses lacunes, est ce qui a le plus manqué à notre philosophe. Sans doute, il s'est analysé; ce n'a pu être sans une profonde étude intérieure qu'il a écrit son livre De Vintelligence; mais ce qu'il a observé au dedans de lui, c'est l'homme, ce n'est point le curieux individu qu'était Hippolyte Taine. La recherche des lois g-énérales, seule fin de la science, fut l'unique objet de toutes ses études critiques, même de celles qu'il fit sur sa propre personne.

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