‹ L'inquiétude religieuse du temps présentChapitre 39 sur 62 · Victor Gii^aud · texte numérisé non relu

Victor Gii^aud

quité de la possession lui conservera des fidèles ^ Mais « s'il demeure, ce sera en soufflant sur Tintellig-ence humaine, comme le simoun sur un champ de fleurs....

Tout ce qui est pensée est banni de cette religion

Elle est en guerre ouverte avec l'esprit^. »

Taine est si dur pour le catholicisme qu'on serait tenté de prendre contre lui la défense de cette religion. II n'a pas arrêté sa vue sur les vertus et les beautés propres au catholicisme : à savoir l'humilité d'abord, ensuite l'esprit parfait de solidarité humaine et sociale, la charité poussée jusqu'à l'immolation de soi-même pour expier les péchés d'autrui, la communion mystique du ciel et de la terre par les prières des vivants pour les morts, des morts pour les vivants, et par l'intercession des saints. M. Victor Giraud constate avec douleur que Taine, voyageant en Angleterre, n'a pas vu, n'a pas voulu voir le catholicisme anglais, qu'il a volontairement ignoré « l'épisode le plus caractéristique peut-être de l'histoire des idées religieuses » au siècle dernier, le grand mouvement spirituel auquel se rattachent les noms illustres de Manning et de NeAvman,

Mais avec le christianisme sous sa forme protestante la science peut se concilier.

Dans deux lettres de 1891, dont l'une est adressée au pasteur de l'Eglise réformée de Nancy, Taine avoue que les faits lui ont appris à modifier son jugement sur les

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