‹ L'inquiétude religieuse du temps présentChapitre 43 sur 62 · Uanti-chrétien, cité par ^L Henri Lichtenberger · texte numérisé non relu

Uanti-chrétien, cité par ^L Henri Lichtenberger

son enfant. Avec autant de sérieux que Calvin et qu'Kdg-ar Quinet, Nietzsche répond au lieu-commun, cela na pas d'importance : « Rien n'est plus important, au contraire, que de confirmer encore une fois ce qui est déjà puissant, traditionnel et reconnu sans raison, par l'acte d'une personne notoirement raisonnable *. »

Je pourrais citer encore un autre grand oracle, le philosophe danois Sœren Kierkegaard, criant haro, comme un énerg-umène, sur le « christianisme officiel » et sur les menteurs qui s'en contentent :

Je veux la véracité.... Plutôt que d'être chrétien à la façon des gens qui se moquent de Dieu, j'aimerais mieux me révolter contre le christianisme, passer mes journées dans les cafés à pousser les boules d'un billard, et mes nuits dans les bals masqués à jouer, à voler, à boire et à faire la débauche "2.

Mais l'aveu des chrétiens qui ont sérieusement fait leur examen de conscience est beaucoup plus poignant que ces invectives et ces emportements forcenés. Aux conférences évangéliques libérales de novembre 1902, le pasteur Kœnig disait tristement à ses collègues :

Nous, pasteurs, quand nous réunissons les enfants, la plupart du temps nous sommes gênés dans notre enseignement; nous sentons que nous marchons sur un terrain crevassé, et en répétant les vieilles histoires dont notre enfance a été bercée, nous avons le sentiment très net que

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