‹ L'Inquiétude religieuseChapitre 12 sur 108 · Cross, p · texte numérisé non relu

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2, James Datmesteteb, Nouvelles éludes anglaises.

dans sa vie, et il est surprenant qu'aucun de ses biographes n'y ait pris garde. C'est de 1849 à i85o pendant les huit mois qu'elle passa à Genève. Elle avait alors trente ans. Une fois heureuse d'ailleurs, et ce sera peut-être pour plusieurs une déception ou une surprise, elle le restera en somme jusqu'au bout. L'enfance avait été grise, grise aussi la première jeunesse. Ce joli titre du chapitre où elle raconte l'entrée prématurée de Tom et de Maggie dans la vie réelle : in ivhich the golden gâtes are passée! ; le passage des portes d'or, ce joli titre est une trouvaille d'artiste et un sacritice à l'opinion courante; mais son expérience, à elle, rend décidément un autre son. « Peu de femmes, je le crains, écrit-elle dans son journal pendant la dernière nuit de 1857; peu de femmes ont eu autant que moi des raisons de penser que les longues années de leur triste jeunesse valaient la peine d'être vécues pour le bonheur de l'âge mûr ^ » En i844: à vingt-trois ans, moins loin encore du « passage des portes d'or, » elle disait à une amie avec une amertume plus vive : « Il nous faut tant d'années pour apprendre à être heureux ! Je commence tout juste à faire quelque progrès dans cette science... Jamais je ne me résoudrai à croire que nos plus jeunes années soient les plus heureuse^. L'enfance n'est le beau temps de la vie que de loin, dans le souvenir. Pour l'enfant, elle est remplie de gros chagrins dont la signification lui reste inconnue. Rappelezvous, coliques, coqueluche, et la peur des revenants, et l'enfer, et le diable et, au ciel, un Dieu qui se met en colère parce qu'on voudrait manger trop de plam

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