Cross
cachait un cœur admirable et ils sont tous aux petits soins, la bonne propriétaire et les hôtes de la pension et la chère vieille trotte-menu qui sert de femme de chambre, Mlle Faisan. Miss est-elle un peu plus fatiguée, tout le personnel féminin se mobilise et lui prodigue ses assiduités au point de prolonger la migraine et l'insomnie. « Ils n'ont pas quitté ma chambre de tout le jour, si bien que le lendemain j'étais plus malade, mais vraiment ce n'était pas trop payer tant de gentilles attentions ^ »
Rien ne lui réussit comme cette cure de bonheur. « Quand j'aurai toutes mes petites affaires, écrit-elle^ je me croirai en paradis. Ici on oublierait qu'il y a sur terre des gens qui peinent, qui souffrent et sont dans le besoin -. » Au bout de quelque temps ce fut mieux encore. Elle dut changer de pension et s'installa dans une ancienne maison de la rue des Chanoines, chez les d'Albert. Il n'y a plus que trois personnes à s'occuper d'elle, M. et Mme d'Albert el la petite servante Jeanne. Mais elle gagne à ce changement. Les hôtes sont plus cultivés que les pensionnaires delà villa Plongeon et d'ailleurs cette intimité plus étroite, à portes fermées, lui plaît tout à fait. « Mme d'Albert prévient mes désirs et me traite en enfant gâtée... Je puis presque dire que cette dernière quinzaine est de toute ma vie l'époque où j'ai eu le plus de bien-être. C'est si bon de trouver enfin des gens qui n'ont pas pour principe de donner le moins possible et de recevoir le plus. . . Même la petite femme de chambre est charmante. Chaque matin,.