‹ L'Inquiétude religieuseChapitre 49 sur 108 · JaneVs repenkuice, eh. XXVI · texte numérisé non relu

JaneVs repenkuice, eh. XXVI

tion et de pitié que nous offrons à la misère du prochain \

Le meilleur, le seul Évangile, dit quelque part une de ses héroïnes, est celui qui met du confort dans chaque demeure, de la joie dans tous les cœurs. N'est-ce pas, maman?

Mais la mère plus sage répond en branlant doucement la tête :

Ah ! ma fille, j'ai bien peur qu'il n'y ait ici-bas aucun évangile capable d'en faire autant -.

Sans doute, le mieux qu'on puisse obtenir pour soi et les autres ne sera jamais qu'un moindre mal. G. Eliot le sait bien, mais elle veut être heureuse, elle veut qu'on soit heureux autour d'elle, comme on peut l'être ici-bas. « Autant que possible, nous devons vivre pour la joie et ne fixer notre pensée sur les choses douloureuses qu'autant que cette conscience plus vive nous aide à chercher quelque remède à nos maux •^. » Quand je dis : elle veut, j'emploie le mot propre. Ce bonheur qui est pour elle, nous l'avons vu, nécessaire au plein épanouissement de la sympathie, il faut le vouloir, s'y exercer, le défendre contre tout ce qui risquerait de le compromettre. Car il est entendu que le déterminisme n'est bon qu'en théorie pure. « Chaque matin nous apporte quelque occasion nouvelle d'exercer notre volonté. Je ne me raccommoderai avec votre philosophie que

1. N'est-ce point par là comme aussi par son impuissance mystique qu'elle diffère de Tolstoï ?

Page 1