Jbid., pp
vrai et le faux se mêlent, où l'enthousiasme du chrétien, de l'historien et du philosophe se confondent.
Je ne vois aucune limite à ce progrès en « religion » Sur cette idée de progrès, ma foi profonde et intense au christianisme repose. (Jomme vous, je vois d'autres religions, la foi païenne et la foi d'Israël — jouant leur rôle dans l'éducation du genre humain. Et je vois l'humanité dépassant ces croyances qui l'ont élevée, si bien qu'à chaque grand pas de la pensée humaine une religion tombe morte et disparaît. Et je conclus que ce doit être là une condition du progrès du monde, à moins qu'il ne paraisse une religion capable d'évoluer elle-même parallèlement à ce progrès. Or voici une religion qui en est capable. OuA-re ton Gibbon et fais la preuve de ce que j'avance. La fraîche vigueur des enfants des forêts germaines fond sur la Rome efféminée et tout s'écroule sauf cette foi. Le christianisme emprunte de nouvelles formes de vie et dans ce chaos barbare pétrit le monde du moyen âge. Songe combien l'àme d'Augustin et celle de saint Louis sont différentes, et pourtant le christianisme leur sufht à toutes deux. Le moyen âge s'évanouit, notre monde moderne émerge de la réforme. Le christianisme emprunte de nouvelles formes et infuse une vie nouvelle à cette nouvelle phase de l'humanité. Combien l'àme de saint Louis et celle de Luther ne diSèrent-elles pas, le christianisme leur sufflt à toutes deux et remplit leur attente. A notre époque, la pensée humaine fait chaque jour des progrès tels qu'elle n'en a jamais fait, mais le christianisme spiritualisé et épuré par les plus larges besoins qui s'oflrent à lui, est prêt à répondre pleinement à tous ces besoins... S'il y a quelque vérité dans nos plus profonds instincts, il faut que Dieu soit constamment au-delà, au-dessus de nous, de notre pouvoir, de notre science, de notre vertu, et c'est vers cet au-delà que le christianisme nous fait monter *.