‹ L'Inquiétude religieuseChapitre 9 sur 108 · Makéchal, Lamennais el Victor Hugo, pp · texte numérisé non relu

Makéchal, Lamennais el Victor Hugo, pp

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tant que la lumière intérieure qui nous éclaire n'a pas illuminé d'un même rayon notre vie sentimentale et les décrets de notre pensée, nous pouvons bien multiplier nos affirmations, rien n'est gagné. Il faut, pour qu'une conversion soit complète, que nous ayons senti l'étroite et subtile liaison qui unit ce que nous devons croire à notre être le plus intime et à nos actions journalières comme à nos plus chères tendresses. Car si, agissant, de ce que nous pensons vrai notre action est fortifiée et comme guidée d'une main plus sûre; si, dans un autre domaine, tout ce que nous aimons s'ennoblit à nos yeux et se purifie ; surtout si nous sentons quelle assurance nouvelle, quelle fermeté notre foi donne aux espoirs que nous échangeons; alors, une évidence plus pénétrante s'insinue dans nos primitives convictions; la vérité est devenue pratique. Ainsi l'amour humain chez le jeune homme est souvent l'épreuve de la foi ; mais dans une nature saine le premier et définitif amour de la jeune fille choisie produit souvent aussi la certitude religieuse, parce que la religion seule éternise et sanclilie l'uniou que l'amour espère, et seule encore a des retraites dignes des rêves qu'il a formés ^

On est heureux de voir cette ferme et pieuse métaphysique se développer, pour ainsi dire, à l'ombre de Lamennais. Par un hasard dont je bénis inon étoile, c'est ici la première page de M. Maréchal qui me soit tombée sous les yeux. J'ai bien juré que ce ne serait pas la dernière. Je m'attendais à trouver un auteur... on sait le reste. Quelle que doive être la carrière littéraire de M. Maréchal, on est assuré que son œuvre sera toujours vivante, personnelle et rayonnante. Qu'il me permette de le mettre en garde contre certains fâcheux exemples que lui donnent

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