‹ L'Inquiétude religieuseChapitre 99 sur 108 · Ibid., p. 2fi · texte numérisé non relu

Ibid., p. 2fi

26i L INQUIETUDE RELIGIEUSE

ment où Frceman priait pour lextermination de ceux qu'il appelait assez sottement les Galwelsh.

Comme Jeanne d'Arc, j'ai pitié de ce beau royaume de France... Louis-Napoléon est parti et la France reste, vaine, ignorante, insupportable, si vous voulez, et cependant, pleine toujours d'une attraction infinie, pour moi, du moins. Il y a en elle un ressort, une élasticité, un « cœur léger » qui a ses bons côtés aussi, une gaîté, un enjouement dont l'Europe ne peut se passer ^.

N'est-ce pas toujours le même homme qui avait remarqué comment chez Tauteur des Contes de Canterburg « l'esprit français active le côté vif et fort du caractère national, adoucit son extravagance et tempère sa moralité un peu lourde ^ », le même homme qui, sur toutes les questions d'art et de littérature, disait modestement qu'il faut se mettre à l'école du goût français ^.

Que nous voilà donc loin des inquiétudes religieuses que nous suivions tout à l'heure dans ses premières années d'âge mûr ! Vraiment quand on le voit aimer ainsi toute manifestation de vie, comprendre toute doctrine et se passionner pour des intérêts si divers, on se demande si, dans cette nature tournée avec tant d'intensité vers le dehors, le mysticisme a jamais été autre chose que l'excitation passagère d'un moment de ferveur, une des multiples expériences d'une souple intelligence, capable de goûter la poésie de chaque chose, et de se prêter tour à tour et tout entière à tous les objets de son attention.

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