‹ L'inquisition aux Indes espagnoles: a la fin du dix-huitième siècleChapitre 16 sur 59 · Id., ikid · texte numérisé non relu

Id., ikid

maison et les vêtements. Son père, deux de ses frères, desoncles, des cousins avaient été employés de la Suprême ; bien d'autres de ses ancêtres avaient servi le "roi dans toutes lescarrières. Il avait lui-même travaillé pour le Saint-Office pendant huit ans et six mois, sans toucher de gages. A peine commençait-il à recueillir le fruit de sa patience, on l'avait mis à la retraite, à trente-neuf ans, et condamné à la gêne pour le reste de sa vie, La Suprême se laissa toucher, quoique l'économe eût fait observer que La Torre, ayant conservé demi-traitement et les honneurs attachés à sa place,ne pouvait être considéré comme mort aux yeux du fisc '.

Le 17 août 1795, une ordonnance royale établit une taxfr de 4 0/0 sur tous les revenus supérieurs à 800 ducats. Le premier inquisiteur subit de ce chef une retenue de 198 pesos et 3 réaux. Le second inquisiteur, qui touchait en sus de son traitement 147 pesos 7 réaux 26 maravédis comme juge des biens confisqués, paya 204 pesos et 3 réaux. L'inquisiteur fiscal, qui ne touchait par an que 999 pesos, ne fut taxé qu'à 900 maravédis, ou 26 pesos et 16 maravédis, ce qui était loin de la taxe de 4 0/0 établie par l'ordonnance. Le secrétaire du Secret, appointé seulement à 327 pesos, ne paya rien, son traitement étant inférieur aux 800 ducats (586 pesos) exigés par la loi '. Le rendement moyen dé la taxe entre les années 1794 et 1803 fut de 181 pesos par an'.

Pendant les guerres ruineuses que l'Espagne eut à soutenir à la fin du xviii' siècle, le roi demanda à ses sujets de venirau secours du trésor épuisé ; l'Inquisition de Lima vota un don gratuit, qui montait en 1798 à 431 pesos 22 réaux 17 maravédis pour l'année courante ■>.

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