‹ L'InquisitionChapitre 3 sur 57 · VIII LETTRE DE M. J. GUIRAUD · texte numérisé non relu

VIII LETTRE DE M. J. GUIRAUD

services, lorsqu'ils ont poursuivi ces Juifs et ces Maures qui, sous le masque d'une fausse conversion, menaçaient, de leur haine et de leurs complots, Tunité nationale vaillamment reconquise après sept siècles de lutte.

Vous vous attaquez d'ailleurs résolument aux exagérations qu'ont accumulées les historiens sectaires et les manuels scolaires, lorsqu'ils ont parlé des victimes de Tlnquisition. Vous en réduisez le nombre à de justes proportions ; et, s'il paraît encore bien grand, vous rappelez, d'une part, que l'Église a maintes fois invité les Inquisiteurs à la modération ; de l'autre, que leurs excès « ne sont rien en « comparaison des persécutions féroces, des « orgies de cruauté que Luther a déchaînées « en Allemagne, et, après lui, à cause de lui, « Calvin, à Genève ; Henri VIII, Elisabeth, eu «Angleterre ; Christian II, en Danemark; « Gustave Wasa, en Suède; Jeanne d'Albret, « en Navarre ; les Huguenots, puis les Jaco- « bins, chez nous ! »

Le profit que j'ai tiré de vos pages sera celui de tous ceux qui vous liront. Aussi je souhaite qu'ils soient légion, pour que les préjugés entassés par la mauvaise foi s'évanouissent devant la vérité, et qu'ainsi, lavée par vous des calomnies de ses adversaires, l'Église soit mieux connue, et, parla, mieux aimée.

Veuillez agréez, Monsieur le Vicaire général, l'hommage de mes sentiments respectueux et reconnaissants.

J. GuiRAUD.

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