De Nkrvo, Isabelle la Catholique, p
lusant de riches juives et ces inaHages lUplaient l'influence de la secte : plus le re reculait, plus le Juif entrait dans la iété espagnole, les convertis surtout, Maranos, qui faisaient parade de leur 3téme et dont on se défiait moins.
Is avaient beau jeu, avec ce peuple cheeresque, absorbé par la guerre; avec ces Sj chefs d'armée, toujours en campagne, qui l'argent manquait et qui avaient 5oin d'eux.
Mors on les vit s'emparer de tous les em- ►is lucratifs, s'installer dans les administions publiques, se hisser aux situations icielles, briguer toutes les charges, toutes dignités, de l'Etat ou de l'Eglise, car on trouve jusque dans le Conseil royal et • les sièges épiscopaux. Et, ceux-ci aidant autres, l'Espagne s'enjuivait tous les 1rs davantage.
Maîtres du commerce et des banques, lés à toutes les affaires du pays, ils rémaient l'autonomie pour leurs propres aires; ils avaient leur code, leurs juges,
des privilèges et des exemptions que vendaient à prix d'or, les Rois à ( d'argent^.
Mais les choses n'allaient pas touj tout droit. Le peuple, pressuré jusq sang par l'usure, outré de leurs vexatio]
1. « Dans aucun pays de l'Europe, le systèn commerce sans scrupules et l'usure impitoyable ces dangereux étrangers ont la spécialité, n'a\ causé autant de désastres que sur le sol ferti l'Espagne : de là de nombreuses persécutions, a lieu desquelles les Juifs n'avaient eu souvent le i qu'entre la mort ou le baptême. Aussi se trouv bientôt en Espagne un grand nombre de converti n'avaient de chrétien que le nom. Les Juifs mas constituaient un danger infiniment plus grand ceux qui restaient franchement attachés à leur gion ». (Pastor, Histoire des Papes, T. IV, p. 369
— « Si les Juifs absorbaient une grande partie < fortune nationale et du commerce de l'Espagne, Judaïsants (Maranos) mettaient en péril, à la foi nationalité espagnole et la religion chrétienne effet, à l'abri derrière leur masque, ils parvem tantôt à se glisser dans une foule d'offices eccléj tiques, parfois même à se hisser sur un siège ( copal, tantôt à revêtir les plus hautes fonctions civ ou à s'introduire par le mariage dans toutes les fam nobles; et, toujours, situations ou richesses d naient un instrument uniquement employé poij triomphe du Judaïsme sur la nationalité espagno sur la religion chrétienne ». (Héfélé, Ximenès, p. — Cf. Balmès, Le protestantisme comparé au cat cisme, T. II, ch. xxxi, p. 175.
î leur morgue, les détestait. Il suffisait de lelques profanations de croix ou d'hosties, mt ils ne s'abstenaient jamais longtemps, )ur déchaîner, soudain, des explosions de ilère, qui dégénéraient en massacres (1390- 173).
A chaque instant, dans l'histoire, on voit s Papes, dont ils ont plus d'une fois lassé
patience, intervenir pour les protéger, ms toutefois tolérer leurs méfaits. Car Eglise qui prie officiellement pour eux, le endredi-Saint, en les qualifiant comme ils
méritent : pro perfidis Judœis, l'Eglise ïule a su garder, vis-à-vis des Juifs, la iste mesure. Elle a empêché, tant qu'elle ) pu, qu'on leur fît violence; elle a emîché, tant qu'elle l'a pu, qu'on leur fît mfiance^
l. Rome a toujours été hospitalière aux Juifs ; c'était ir ville de refuge. Dans maintes circonstances, le -Siège est intervenu pour les défendre : S. Grégoire Grand, au vu'' siècle; — Nicolas II, Alexandre II, par ux fois ; particulièrement pour féliciter les Évêques Espagne de les avoir protégés, dans des émeutes 'pulaires (Delarc, Grégoire VII ^ T. II, p. 395); — :bain II défendit de profaner leurs cimetières ;
Plus encore que les Mores, les Juifs, Moyen âge, étaient la plaie de PEspag
Alexandre III fît respecter leurs synagogues; Hc rius ni veilla à ce qu'on ne les confondît pas avec Cathares (Héfélé. 283); — Innocent III, à l'exempl ses prédécesseurs Galixte II, Eugène III, Clément les prit sous sa protection et interdit toutes violer pour les convertir (Luchaire, La Croisade des i geois)\ — Grégoire IX s'interposa en leur faveur France, en Allemagne, en Espagne (Rohrbaci T. VII, p. 278, VIII, f). 34); Innocent IV, Nicolas Clément V et Clément VI en firent autant (Rohrba T. VIII, p. 572) ; — Martin V leur donna le droit d'à un assesseur juif à l'Inquisition dans tous les jt nients où ils étaient en cause (Lea, T. Ih 563); N las V les soutint en Espagne. Pie II prit des mesi pour qu'on ne baptisât point, contre leur gré, leurs fants; il réclama pour eux le repos du samedi (Pas- Histoire des Papes ^ III, p. 269).
La bienveillance des Papes d'Avignon avait fai cette ville un centre juif important (H. Lucien Bi La Condition des Juifs en France depuis 1789. 1 26). Alexandre VI fit si bon accueil; à Rome, aux bai d'Espagne que la communauté juive de Rome, red tant que sa tranquillité ne fut troublée par ces r« giés malheureux, tenta d'obtenir du pape, â prixc qu'il leur fermât les portes. Le pape fut tellen outré de cet égoïsme qu'il faillit expulser les occupa pour faire place aux proscrits sans asile (Gaffre, quisition et Inquisitions, p 66. H. Lucien Brun, op. Introd. 27); — Clément VII en 1533, Paul III en 1 plaidèrent leur cause en Portugal (Héfélé, Xime p. 302); — Clément XII, revendiqua la liberté d'édi tion pour leurs enfants, etc..
Lorsqu'en*1807, le Grand Sanhédrin, reconstitué
nfldèles au Christ et à Moyse, ils prévarilaientdans les deux religions. L'Espagne
poléon, put ge réunir à Paris, pour la première fois
puis la ruine du Temple de Jérusalem, les Juifs se
uvinrent de tout ce que les Papes avaient fait pour
à travers les âges. Ils votèrent une adresse de
merciement au Sl-Siège « consignée au procès-verbal,
•ur qu'elle demeure à jamais comme un témoignage
thentique de la gratitude des Israélites » (Drumont,
France juive, T. I, p. 307. — J. Lehmann, Entrée des
''aélltes dans la Société française, p. 160-200). Les Juifs
aujourd'hui semblent bien l'avoir oublié.
— Dans sa législation restrictive du droit des Juifs,
église n'a pas eu d'autre but que de parer aux incon-
lînients d'une tolérance excessive, dont les popula-
i^ns chrétiennes auraient eu à pâtir. Elle se résume
i ces quelques articles :
1° Liberté du culte juif, inviolabilité des synagogues '. des cimetières, sous la réserve que les Juifs resscteraient extérieurement les dimanches et fêtes caloliques et fermeraient leurs maisons le Vendrediaint.
2° Incapacité de posséder ou d'hériter le sol, à cause es titres et privilèges attachés à la terre, au Moyen ^e ; en vue aussi des accaparements.
3° Obligation d'habiter un quartier spécial et de orter un signe extérieur, pour tenir les chrétiens en arde contre l'éternel usurier ; pénalités sévères 3ntre l'usure.
4° Interdiction des charges et fonctions publiques ui leur donneraient autorité ou influence sur les chréens : enseignement, magistrature, médecine, grades ans l'armée, etc.
5o Défense d'employer à leur service des chrétiens, t réciproquement, à cause du péril de la foi dans
L liNQUISJTlON
chrétienne, minée par la base, enlendai
bruit de sape, sans apercevoir les ouvrii
qui préparaient sa ruine » K
Un temps vint où la mesure fut combb
La conspiration avortée de 1473, qui fai
livrer aux Mores d'Afrique la fortere$
de Gibraltar, provoqua un tel mouveme
d'opinion que les Souverains comprire
qu'il était urgent d'aviser. L'Inquisition f
décidée.
Avant d'en venir aux rigueurs, ils do
nèrent un répit, un temps de grâce, dei
années de patience, d'efforts pacifiques, (
prédications, de missions. a
rintimité de la vie domestique (Cf. Duballet. Dn can. Principes. T. II, ch. m, p. 3Ï0).