‹ L'Inscription maritimeChapitre 37 sur 47 · Rapport du XX° congrès maritime de Martigues · texte numérisé non relu

Rapport du XX° congrès maritime de Martigues

Syndicat des maîtres au cabotage de la Méditerranée :

Prenons l’inscription maritime dans ce qu’elle a de plus désagréable : le maintien absolu de la discipline et le rappel aux règlements. Personne mieux que le navigateur n’est à même de comprendre et de reconnaître qu’il faut à la navigation des règlements formels et sévères qui imposent à chacun du plus grand au plus petit, l accomplissement intégral de son devoir.

tée par des prélèvements faits sur nos maigres salaires et que la pension dite demi-solde ne saurait en aucun cas nous empêcher de bénéficier des réformes intéressant le sort des travailleurs en général ; si ces réformes sont mises à la charge, non pas desindividus, mais de l'État ou des patrons.

Il est établi que la Caisse des invalides ne doit rien à l’État, qu'au contraire l’État est son débiteur. »

Ils comprennent très bien que le régime auquel ils sont astreints, s’il leur impose des charges considérables, leur procure cet avantage que n’ont pas encore les ouvriers d’industrie, c’est-à-dire le droit à une retraite à un âge donné.

Cette question n’a pas encore été envisagée ; mais, tout porte à prévoir que le jour où la retraite ouvrière sera un fait acquis, la manière de voir de l’inscrit se modifiera du tout au tout, qu'il cessera brusquement de réclamer le maintien de l'inscription maritime et qu’il s’efforcera d'obtenir sa suppression.

Etant donné la puissance qu’on a laissé prendre à leurs syndicats, on peut présumer de l’ardeur qu’ils ap-

porteront à leurs revendications.

Gérard 8

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