Journal des Économistes, fév. 1900, p
plus qu’une exception (1), les progres réalisés dans la construction des navires de commerce ont eu le même résultat que ceux qui ont été obtenus dans la marine de guerre.
Ce n’est plus tant du marin que de l’ouvrier que l’on a besoin à bord, et si les matelots de pont, les gabiers sont sans doute encore fort utiles, ceux qui sont maintenant les plus indispensables sont, sans contredit, les mécaniciens, les chauffeurs, en un mot les spécialistes. Les inscrits offrent à cet égard moins d’aptitudes que les ouvriers ordinaires.
A ce sujet on leur reproche souvent leur ignorance. Il faut reconnaître que si elle était grande il y a quelques années encore, elle tend aujourd'hui beaucoup à disparaitre ; depuis que la loi de 1882 à rendu l’instruction primaire obligatoire l’inscrit maritime se trouve dans une situation presque analogue à celle de l’ou-
vrier d'industrie.
1. La proportion mondiale des voiliers était en 1830 de 99 0/0, elle n’est plus en 1903 que de 35 0/0.
Pour la France d'après les registres du Lloyd son effectif naval se chiffrait au 30 juin 1903 :
Vapeurs (de plus de 100 tonneaux) 690, jaugeant brut 1 million 105.000 tonnes, net 559.000.
Voiliers (de plus de 50 tonneaux) 601 jaugeant net 415.000.
Soit: 1.291 navires jaugeant (brut pour les vapeurs et net pour les voiliers) 1.520.000 tonnes.
Chiffresextraits du rapport de M. Armand à la Chambre de commerce de Marseille sur l’armement en 1903.