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pour sa large part, soit que vous les ayez appris d’ellemême, soit que vous les ayez reçus par des canaux intermédiaires, qui les avaient reçus d’elle. Effacez ces intermédiaires comme on enlève des couches superposées, et vous arriverez à un nom, ineffaçable, gravé sur le sentiment vivant du cœur aussi profondément que celui de Jésus-Christ même, dont il ne saurait être séparé : ce nom, c’est celui de l'Écriture. Aussi bien, ce terrain primitif et sacré, qui seul a pu donner naissance à vos dispositions spirituelles, est aussi le seul qui les puisse nourrir. Eh! le secours que vous empruntiez tantôt de l'Écriture, pour. l’obéissance, pour le pardon, pour l'épreuve, pour la prière, à qui le demanderiez-vous si elle n’existait pas? Sans elle, vous en seriez réduit à vos lumières personnelles, naturelles; triste ressource, que vous l’appeliez raison, sentiment, conscience, füt-ce même consciencé relisieuse : l’homme naturel n’en est pas moins l’homme naturel, « pauvre, aveugle, misérable et nu.»
Sans l’Écriture, où seraient ces livres « pleins de foi et « du Saint-Esprit, » dontla lecture nourrit aujourd’hui votre foi et développe votre vie spirituelle ? Cette littérature chrétienne, précieux. trésor de l’Église, que chaque âge vient accroître de son pieux tribut, faites-en l’histoire, et remontez jusqu’à son origine. Informezvous du céleste atelier où furent forgées, fourbies, trempées, « toutes ces armes de Dieu » qui répondent
1 Apoc. IL, 17,