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les reçoivent une direction commune. Parmi ces activités élémentaires , il en est qui se dérobent à nos yeux. 11 en est d'autres qu’il est facile de constater; or, on peut déjà aisément se convaincre que dans celles-ci nous ne voyons jamais aller l’une sans l’autre l’activité suspendue et l’insensibilité. , l’activité contrariée et la douleur, l'activité libre et facile et la jouissance.
Quand est-ce que l'oreille est insensible? Quand aucune vibration sonore ne l’ébranle et que ces cordes intérieures , qui font d’elle un véritable instrument de musique, demeurent dans l’immobilité. Quand jouit-elle? Qiiand son activité, provoquée par un son , se continue sans obstacles , en étant frappée par des sons qui se suivent et s’appellent; car, on le sait, un son n'est musical qu’autant qu’il vient combler un désidéralum de l’oreille. Exciter cl satisfaire tout d'un coup cette espèce d'avidité, ce n’est pas encore nous donner ce qu’on peut appeler les jouissances de la musique; car il faut que notre intelligence apprenne à retrouver scs propres lois dans la liaison de ces phénomènes et à distinguer en eux l’expression des passions humaines; mais en attendant, c’est éveiller en nous une activité spéciale, c’est-à-dire une des mille formes de la vie ; cela suffit pour nous procurer un plaisir. Enfin, quand est-ce que souffre notre oreille? C’est quand ce désidératum, loin
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d’^'tre satisfait, n'est qu’irrité par des sons qui ne sont point d’accord : car alors l’activité de l'organe ne peut se mouvoir en liberté , pour ainsi dire, au milieu de sons qui s’écoulent malaisément, s’entrechoquant et se contrariant les uns les autres.
Nous pourrions prouver aisément que le goût et l’odorat, l’œil lui-méme, sont placés dans des conditions identiques. Mais si nous voulons voir plus clairement encore comment cette activité physiologique, plus ou moins sollicitée, puis tourmentée ou satisfaite par les stimulations des agents physiques, engendre le plaisir et la douleur, exanunons la nature des affections produites sur la sensibilité générale par l’action de la force calorifique. C'est cette force, disent les physiciens, qui, par une suite ininterrompue d'actions et de réactions , établit entre tous les corps une sorte de lien révélateur; et nous pouvons trouver en elle comme le type de ces mouvements qui , selon le degré de leur intensité et le mode d'activité physiologique qu’ils provoquent , font naître les sen.sations diverses qui nous affectent.
On .sait que la sensation dite de chaleui: n’a lieu qu’à la condition d’un conflit entre la température extérieure et la nôtre, et «pie les vibrations qui produisent la chaleur tendent à s'équilibrer d'un corps à l’autre. En d’autres termes, les mouvements